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Into the Wild par yodeux

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Au moment de sa sortie, je n’avais pas voulu voir Into The Wild. Trop de buzz, trop de dithyrambes chantés en honneur d’un Sean Penn qui semblait avoir touché là l’essence même de la divinité.
Et puis, M6 l’a diffusé, et je me suis dit qu’il ne fallait pas mourir idiot.

Into The Wild c’est donc l’histoire d’un petit connard dont les parents sont visiblement de gros connards, et qui a une petite sœur gentille qui l’aime.
Mais comme ses parents sont de gros connards, il leur fait croire qu’il va aller à Harvard alors qu’en fait, il va prendre la route pour retrouver sa vraie nature.
Pour ce faire petit connard va rencontrer des gens qui vont lui apporter beaucoup et va s’arranger pour se les mettre dans la poche en utilisant ses petites techniques de pervers narcissique.

Il va donc rendre malheureux un couple de hippies, une jeune fille pas encore majeure, un vieux veuf qui avait vu en lui un fils qu’il n’avait jamais eu. Petit connard, qui est un garçon intelligent, va leur dire ce qu’ils veulent entendre, puis va les laisser comme des cons, car son rêve à lui, c’est l’Alaska en solitaire !

Alors petit connard va partir « into the wild » comme il dit. Mais quand même, petit connard n’est pas fou hein, il va prendre un fusil et du riz. Car il veut bien retrouver son essence vitale, mais avec un gun, on sait jamais.

Petit connard va aussi réfléchir, alors il lit des livres et cite des auteurs pour faire bien, même s’il est seul. Petit connard tue un élan, mais n’est pas foutu de conserver la viande, et donc petit connard pleure, car il a tué l’élan pour rien. Petit connard a lu plein de choses pour survivre dans la nature, mais il n’est pas capable d’anticiper qu’une petite rivière en hiver va se transformer en énorme torrent tumultueux à la fonte des glaces. Petit connard à faim, petit connard mange des plantes qui sont dans son livre, mais il se trompe, et petit connard meurt comme un abruti tout seul dans son Magic Bus. Petit connard à eu besoin de partir loin de tous pour s’apercevoir que « le bonheur n’est réel que s’il est partagé »… C’est balot, il ne pourra pas en profiter.

Et puis Sean Penn, qu’on a connu meilleur, fait une soi-disant ode à la nature et à je ne sais pas quoi, mais utilise des grues, des hélicoptères, et tout plein de choses chères pour servir son propos. Il est à peu près aussi crédible que Yann Arthus Bertrand quand il nous parle d’écologie du haut de son hélico.

Entendons-nous bien, Into The Wild n’est pas un mauvais film, c’est juste une apologie de l’égoïsme et de l’individualisme, une vision du monde ermitique (oui j’assume le néo-barbarisme) et idiote vue par un mec qui aurait mieux fait d’aller chez un psy qu’à la fac.

Un idiot égoïste pseudo romantique et quand même vachement prétentieux de penser qu’il peut survivre en Alaska sans préparation vaut-il les 15 000 000 $ du film, un livre et tout le barouf fait autour ?

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