La continuité permanente de toutes nos erreurs accumulées.

Avis sur Intolérance

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Sans cesse se balance le berceau reliant le passé à l’avenir.
Des grappes humaines en révolte sont corrigées au canon.
Les tours s’embrasent au pied des murailles d’une ville momentanément épargnée.
Le Christ se prépare à la passion.
Babylone trahi par ses religieux offre à l’envahisseur ses murs éventrés.
Le chômeur à bout de ressources détrousse l’éméché.
Le réformiste se déchaîne dans une époque où les individus désœuvrés retournent à la pierre brute.
Il faut détruire ou être détruits.
Catherine de Médicis le clame haut et fort à Charles IX sous pression matriarcale à l’aube d’une Saint Barthélemy sanguinaire ou le seul but est de gagner du temps sur le temps par la force d’une doctrine contradictoire.
Il y a eu, Il y a et il y aura toujours un prêtre pour vendre une ville à un empereur.
En soutanes, costumes ou bardés de fer les hommes ne font que se trahir, souffrir et guerroyer.
Ces quatre récits offre à l’histoire un sanguinolent paquet cadeaux de nos fureurs temporelles contrées par une bravoure bien souvent féminine courageuse, malmenée, quelquefois récompensée.
Intolérance est une œuvre magnifique, grandiose, violente, sensuelle montrant notre logiciel terrestre.
Une constante fureur meurtrière vêtue d’une famine intellectuelle ou l’homme extrêmement fragilisé se protège par le feu ou l'intrigue de la bestialité de ses propres congénères.
Encadré par des compagnes aimantes, volontaires, décisionnaires d’une grâce de dernière minute, opérationnelles au combat jusqu'à la mort.
Intolérance première fresque historique cinématographique à grand spectacle représente le processus complet émotionnel et tragique de nos parcours.
La continuité permanente de toutes nos erreurs accumulées.
Intolérance est notre éternité.

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