Vivez toutes les émotions du cinéma avec Orange

KeanUSB

Avis sur Johnny Mnemonic

Avatar zombiraptor
Critique publiée par le

Nous sommes en 2021 et la cyber-technologie s'étend sur le monde comme une nécrose addictive et dévorante.
Keanu Reeves interprète une clef USB voguant ici ou là pour transporter des données d'importance capitale, et si d'aventure il lui arrivait d'avoir les yeux plus grands que le disque dur, alors il s'empresserait de courir dans la salle de bain pour effectuer quelques mouvements de Tai-Chi et autres exercices respiratoires en s'admirant dans un miroir, tout en et MAIS QU'EST CE QUE C'EST QU'CE FILM ?

Keanu 160 gigas est non seulement surchargé, mais en plus il contient des données vérolées, compromettantes pour les hauts souverains de cette fresque visionnaire, le genre d'infos dérangeantes qui font qu'il devient immédiatement la cible numéro 1 de Takeshi Kitano absolument mémorable dans son HEIN QUOI ?

Il fait aussi la convoitise d'un prêcheur du futur, complètement possédé et avide de pouvoir, la bave aux lèvres, crucifiant ses victimes à coups de couteaux et dégobillant ses sermons d'un rictus balafré, incarné par le corps musculeux d'un Dolph Lundgren broussailleux dans une prestation qui restera marquée dans PARDON ??

Heureusement Keanu découvre le Wifi avec un dauphin télépathe fan de Terminator bardé d'un casque cyber-punk à l'oeil rougeâtre, métaphore subtile d'une relique antédiluvienne d'un substrat de vivant dans cette désolation ambiante, stigmate d'un NON MAIS HEIN ? QUOI ? DE QUOI TU PARLES PUTAIN ??

On notera par dessus tout deux prestations au sommet. La première dans le personnage de Dina Meyer, totalement libérée de toute ambition, non dupe sur sa carrière à venir et se permettant d'être le plus "présent" des personnages, si toutes fois on peut s'imaginer qu'il y ait ici une concurrence quelconque. J'aime cette femme, je la trouve très charismatique (si) et jolie (certes), et elle ne fait qu'annoncer sympathiquement qu'elle sera au final le personnage principal de Starship Troopers (au royaume du badass, Dizzy Flores fait passer Danny Trejo sur une Harley pour le gosse de Shining sur son tricycle).
Et bien évidemment, Keanu Reeves qui n'a jamais autant justifié son aura si mystérieuse, celle là même qui bouleversa les théories les plus poussées de la physique quantique à propos des trous noirs.

Voilà. J'ai rien à ajouter.

Je tiens à remercier drélium, que je considère un peu comme mon camarade de vidéo-club et qui est bien l'un des seuls à s'être permis la moyenne sur ce film, ça a contribué à mon intérêt.
Je tiens à remercier Gozer qui a su trouver les mots justes pour m'inciter à voir ce chef d'oeuvre : "Tu l'as pas vu ? Il faut. Tu dois."
Et enfin, je tiens à remercier Torpenn et sa critique amoureuse du dit film, pleine d'admiration enivrante, de touchante retenue et de recommandation discrète pour une perle, il en conviendrait parfaitement, définitivement sous-estimée.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 879 fois
60 apprécient · 2 n'apprécient pas

zombiraptor a ajouté ce film à 5 listes Johnny Mnemonic

Autres actions de zombiraptor Johnny Mnemonic