Capitalism: A Love Story

Avis sur Joy

Avatar HugoShapiro
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Pendant l'espace d'une heure, Joy est exactement le film qu'il doit être, un film borderline sur l'absurde ou une mère courage loge son ex-mari dans sa cave pour qu'il y chante du Tom Jones tandis que sa mère drague son plombier Haïtien.
Pendant toute cette première moitié, Joy est excentrique et marginal, tout comme l'était Silver Linings Playbook.
Le montage est certainement un peu trop déviant mais on s'y fait, tant l'univers de Joy gravite sur quelque chose de fondamentalement barré.
Et passé la barre des soixante minutes, Joy arrête d'être ce qu'il est et devient ce qu'il représente.
Votre pub ordinaire pour l'entrepreneuriat.
Et même si je ne doute pas que lancer son entreprise peut être tout aussi dramatique, cela devient beaucoup trop sérieux et cruche, même pour un représentant du MEDEF.
C'est à ce moment la, si je me suis très sérieusement demandé si David O'Russell ne s'était pas barré du plateau, voyant qu'il ne peut crier autant sur son actrice oscarisée et surmaquillée, qu'il ne le faisait avec Lily Tomlin.
Ou peut être avait il envie de pondre un film très sérieux sur comment une fille ordinaire peut rejoindre les puissants, donc le baratin quotidien du rêve américain, et que le début du film est juste un accident.
Je connaissais il y'a 16 ans de cela, un David O'Russell qui lancait du vitriol à tout berzingue et a accouché du meilleur film encore à ce jour, sur la Guerre du Golfe.
Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il ne sait même pas choisir ses sujets de film désormais.
Et ça, pour être honnête, ça me rend vraiment pas jouasse.

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