Quand le jeu devient vidéo

Avis sur Jumanji : Bienvenue dans la jungle

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Qui aurait imaginé adapter une suite (et oui ce n’est pas un remake ou un reboot) au film culte de 1995 ? Jumanji Welcome to the Jungle, est un film qui empreinte le même scénario 22 ans plus tard. Faite place à la nouvelle génération.

Le réalisateur Jake Kasdan, montre comment le jeu de société n’est plus de ce monde (car rappelons le, c’est en 1970 que sont apparu les consoles de jeu). Mais Jumanji n’est pas un jeu comme les autres, car ce n’est pas son apparence qui compte mais son contenu. Jumanji a été créé dans le seul but, donner envie de jouer et prendre part à l’aventure.

Cette idée de nouvelle génération, déjà adapté chez certains films au cinéma tel que Star Wars ou X-Men, c’est au tour de Jumanji de subir les effets. Le film commence donc un an après celui de 1995, le jeu revient à Brantford et atterrit dans une nouvelle maison. C’est un jeune garçon (et non ce n’est pas Alan Parrish) qui se fait aspirer dans le jeu. 20 ans plus tard (non attendez, 21 ou 20 ans), quatre jeunes complétement coincés se font mettre en retenu et trouvent invraisemblablement le jeu vidéo Jumanji. En choisissant chacun un avatar, ils se retrouvent piégé en plein cœur de Jumanji. Aventuriers méfiez-vous, ne commencez que si vous avez l’intention de finir.

Ce film mélange comédie, aventure et action. Le problème de ce film est qu’il trop poussé en comédie. La bande annonce faisait déjà mauvaise impression avec ce comique grotesque et ses manières dont les acteurs parlent sans arrêts. Non seulement, ce film comporte des scènes de comédie dont on se passerait bien mais on ne peut pas s’empêcher de pouffer de rire à la moindre remarque dépassée de Jack Black et Dwayne Johnson. Il forme à eux deux, un duo comique plus élevé que l’était Robin Williams dans son film, même si Jumanji de 1995 était plus fantastique que comique.

En ce qui concerne le casting : Kevin Hart, le serviteur, cet homme ne fait que se plaindre et répéter en boucle durant tout le jeu : « il est trop nul ce jeu ». Il a beau être un humoriste et comédien américain, mais ce n’est pas lui qui attache le plus. Dwayne Johnson, alias le héros du jeu, incarne monsieur indestructible version chocotte. Il fait son rôle identique à ces autres films (Voyage au centre de la terre 2 / Baywatch), c’est-à-dire un homme qui adore ses muscles et frimer. Jack Black, le professeur humoriste, embarque dans cette aventure dans la peau d’une jeune fille. Principalement connu pour prêter sa voie au personnage principal dans le film d’animation Kung Fu Panda, il donne à ce film le côté comique saugrenu (ridicule et bizarre). Karen Gillan, alias karaté-girl, est la seule femme parmi les joueurs (sans compté Jack Black). Elle est la plus crédible des acteurs et a une parfaite maitrise de son rôle. Et enfin, Nick Jonas, le joueur coincé dans le jeu, n’a point les mêmes ressemblances à Alan Parrish. Il a juste le droit de jouer les pilotes et le jeune homme en détresse.

Ce film a quand même son lot d'inconvénient. Contrairement à celui de 1995, au lieu de 4 joueurs le film comporte 1 joueur supplémentaire. Pas de règle ou de mise en garde, le jeu vidéo propose un avatar et la partie commence… direction Jumanji.
Bienvenu dans la jungle où se trouvent : des motards armés, des hangars remplis de véhicules (dont un bus scolaire), des animaux plus grands que nature, des emplacements divers à chaque niveau et un méchant qui n’a aucun charisme (Bobby Cannavale). Ce méchant n’est autre que Van Pelt. Brève apparition du méchant et aucune importance dans l’univers du jeu. La fin du jeu est naze et absolument pas glamour.
Il faut sauver Jumanji tel est la mission du jeu vidéo, aucun rapport avec le jeu de société où Jumanji envahit le monde réel jusqu’à ce que l’un des joueurs aura atteint Jumanji. Dans les deux cas : il faudra prononcer son nom.
Alors qu’Alan Parrish se fait aspirer dans le jeu jusqu’à ce que l’un des autres joueurs face à un 5 ou 8 pour le libérer, Alex Jefferson doit rester dans le jeu pour toujours jusqu’à ce que les autres joueurs décident d’arriver pour le secourir.

Ce film se laisse voir malgré tout au moins une fois même s’il n’en vaut pas vraiment le coup. Une aventure épique avec du danger et de la tension. Ce film ne mérite pas de gloire ou de récompense aux oscars, mais a le mérite d’une référence à Robin Williams. Jumanji de 1995 demeure le meilleur film d’effets spéciaux de mon enfance et restera le seul film entrainant. Ce nouveau jeu en valait-il la chandelle ?

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