L’évolution ultime c’est quand on vole, mais on volcan?

Avis sur Jurassic World - Fallen Kingdom

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“On ne m’y reprendra plus”, enfin c’est ce que je pensais avant de me décider à aller quand même perdre quelques heures auprès des dinos, juste histoire de pouvoir moi aussi donner mon avis, parler dans les repas mondains, et ne pas passer pour celle qui vit hors de son époque.

Alors est-ce qu’on s’ennuie devant ce deuxième volet du jurassic world?

Oui, un peu, surtout qu’on peine à comprendre quand on va arrêter de vouloir à tout prix nous sortir le rebondissement ultime: l’action est quasi permanente, parfois percutante mais à d’autres moments peu digeste.
On se souviendra toutefois de la scène d’ouverture qui rappelle en quelques secondes que la menace existe, on gardera en tête l’image d’un dino perdu et agonisant dans une nuée ardente, puis d’un combat sur une verrière à l’esthétique gothique inattendue et bienvenue dans ce genre de film.

A côté de ça il faudra prendre son mal en patience, faire le deuil de la belle nature créée par les parcs, oublier la découverte des espèces, l’aspect féerique que représente la résurgence des dinosaures: ils existent, c’est un fait, ils sont menaçants et menacés, reste la question de leur défense.
Faut-il à tout prix sauver des espèces qui sont revenues à la vie au nez et à la barbe de dame nature,
Faut-il laisser faire le cycle naturel de la vie pour les tuer à nouveau?

Ces questions sur la conduite à tenir une fois qu’on a fait entrer le loup dans la bergerie pourraient faire une bonne base à l’histoire si elles n’étaient noyées dans une course à l’hyper action.
D’ailleurs pour bien nous faire comprendre la nécessité de ce genre de débat, on a joué la carte de la délicatesse et de la finesse en découvrant l’existence d’un volcan sur l’ile des dinos.
Ils avaient le choix entre une météorite ou un volcan, ils ont préféré la seconde solution par souci de réalisme sans doute….

Soit, une grosse menace plane sur les reptiles qu’il faut évacuer (mais pas tous pour des raisons de temps).
En toute logique on ne nous dit pas qu’il faut un couple par espèce façon arche de Noé, comme pour annoncer dès le début que “on les sauve pour refaire des clônes”.
Du coup, pourquoi pas se contenter de prendre des échantillons d’adn?
Ça serait moins coûteux que le déplacement non?
Ben oui, mais pour le film c’est tellement mieux cette histoire de transformer l’ile en un titanic avec trop peu de canots pour sauver tout le monde...

Ok admettons.
Donc le volcan ne va pas tarder à se réveiller qu’on nous dit.
Ah ben en fait ça tombe bien il se réveille juste là quand on a les yeux braqués sur lui,et la lave coule pile aux jolis petits pieds de Chris Pratt.
Heureusement Monsieur est souple et esquive sans problème la lave et passant derrière un vieux tronc d’arbre tout sec - qui lui non plus ne crame pas, parce qu’on est dans un film et que je soupçonne la lave d’être artificielle.
(Oui ça commence à se voir que vous ne savez pas quoi faire de votre volcan les gars).

Pendant ce temps là, à quelques mètres, Madame est bien planquée dans un bâtiment qui a dû être conçu pour repousser les attaques de magma - oui ils ont une technologie dernier cri.

Passons sur la plongée dans la mer qui ne semble pas non plus être impactée par la chaleur de la lave, par la nuée ardente à travers de laquelle on passe allègrement, et souvenons-nous émus de ces pauvres bougres de Pompéi qui n’ont pas pensé qu’il suffisait de courir pour s’en sortir….
Bref on en est à 20 minutes de film et on a déjà bien du mal à voir comment on pourra lui pardonner de se moquer de nous à ce point.

Le choix du spectateur est alors simple: lâcher prise et se contenter de regarder les grosses bêbetes évoluer, ou quitter la salle pour aller boire un verre en terrasse.

Si on prend le parti de ne rien attendre, on fini par admirer une scène ou deux, mais autant dire qu’on oubliera vite cet épisode qui pourtant a réussi à laisser filtrer quelques scènes emblématiques.

De toute façon rien n’égalera l’émotion procurée par le premier jurassic park, mais ça on n’a pas fini de se le remémorer, surtout quand on a eu la chance de le voir au cinéma à un âge où on est impressionnable (ça me plait maintenant de penser que le simple fait d'évoquer Jurassic park au ciné me fait aussi passer pour un fossile...).

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