Le nombre de critiques de ce film a curieusement augmenté.

Avis sur Jusqu'au bout du rêve

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Ce film est simple. C'est l'histoire de Kevin Costner le fermier qui se promène dans ses champs de maïs, et entend une voix qui lui dit de construire un terrain de baseball. Ce que, comme toute personne sensée, il fait instamment, à la suite de quoi apparaissent des joueurs de baseball morts depuis 30 ans. Il décide alors d'aller kidnapper Dark Vador devenu écrivain pour aller voir un match de baseball, mais finalement décider qu'il s'en fout. Puis, il fait un voyage dans le temps pour trouver un docteur qui se fout de ce qu'il dit, mais il prendra quand même en stop une version jeune dudit docteur. Enfin, sa fille s'étouffe avec un hot-dog, alors le docteur vieillit à nouveau instantanément et guérit la fille, ce qui fait que le beau-frère roux de Kevin Costner se met à partager ses visions et que Dark Vador se barre.

Dit comme ça, la seule explication est que le champ de Kevin Costner est en réalité un champ de cannabis, ou que l'auteur du livre depuis lequel le film est adapté en est un fervent consommateur.

Autant dire qu'avec sa trame fantastico-onirique limite bancale et son script américano-américain sur un fermier de l'Iowa fan de base-ball, le film ne part pas pour prendre une place dans mes meilleures expériences cinématographiques. J'ajoute à ça quelques travers du cinéma de la fin des années 80 (Kevin Costner en fait partie), et j'oublierai définitivement ce film une fois critiqué.

Si l'idée de base, à savoir la réconciliation entre le personnage principal et son défunt père via leur passion commune et la réhabilitation des idoles du père, n'est pas mauvaise quoiqu'un peu classique, la mise en œuvre est un peu longuette, et je me pose encore la question de l'intérêt du personnage de Terence Mann dans le processus. (Même s'il fait plaisir d'être confronté à autre chose que la voix de James Earl Jones. Y'a que moi qui lui ai trouvé une ressemblance étonnante avec Giancarlo Esposito ?)

Entre plusieurs autres détails frustrants, du genre la musique qui veut se faire passer pour du Vangelis (8 ans après Chariots of Fire, faut évoluer les gars), les balles de base-ball qui disparaissent d'un plan à l'autre, la luminosité hasardeuse des prises de vues qui m'a fait me demander à certains moments si le terrain de base-ball n'était pas un fond vert géant, trône Kevin Costner, qui soit n'a pas une once de talent d'acteur, soit prend avec une désinvolture insultante ce rôle et m'empêche clairement de ressentir une quelconque empathie pour ce fermier qui redécouvre sa passion et son père.

Une tentative d'adaptation poussive qui ne touchera que les fans de base-ball/de Kevin Costner/de cannabis.

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