Un film qui fait rentrer et sortir des trucs dans la bouche.

Avis sur Jusqu'en enfer

Avatar Boubakar
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Conçu à l'origine entre deux Spider-man (le 3 et le 4, qui ne se fera jamais), Sam Raimi revient à ses premières amours, celle de l'épouvante à la Evil Dead. Je précise épouvante, car ça reste ce qu'on peut dire du gore fun, voire rigolo.
Alison Lohman est ici une jeune banquière qui décide de refuser à une vieille gitane un crédit. Vexée et humiliée, celle-ci va lui jeter un sort qui va en faire voir de toutes les couleurs à la jeune femme ; hallucinations, cauchemars, apparitions, animaux qui parlent...

Le film est au fond très potache, et on y retrouve une des caractéristiques de Sam Rami ; celle d'en faire voir toutes les couleurs à ses acteurs. En l'occurrence ici Alison Lohman, qui dans son malheur se voit faire rentrer plein de choses dégueulasses dans sa bouche et autant en ressortir, à l'image d'un spectaculaire saignement de nez qui va asperger son directeur !
Quand on pense à Sam Raimi, il est franchement dommage que, pour une question d'emploi du temps, Bruce Campbell ne fait pas une apparition. Car Alison Lohman est presque un équivalent féminin, où son caractère effacé au départ s'affirme peu à peu, avec tout ce que la vieille gitane lui fait subir, et au-delà de la mort...

On sent que le réalisateur prend un plaisir fou à revenir au cinéma de ses débuts, car c'est souvent basé sur des effets qu'il a déjà utilisés au début de sa carrière ; des accélérations, des zooms, des gros plans d'yeux exorbités... Cela donne au film un côté old school. Alors oui, il y a quelques effets spéciaux, mais on est plutôt dans le côté jump scare, avec le chat qui apparait, un foulard qui s'agite, ça joue souvent sur pas grand-chose.

Les acteurs sont assez bons, surtout Alison Lohman que je trouve au fond assez drôle malgré elle, avec tout ce qu'elle se prend dans la gueule, et le score de Christopher Young est également assez rétro dans l'esprit.
J'ai été très content de retrouver un Sam Raimi loin de ses grosses machines, comme une volonté de repartir à la base, sur ce qui l'a motivé au début de sa carrière.

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    Cover Sam Raimi

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