The Doom generation is not so doomed.

Avis sur Kaboom

Avatar Mr_Cooper
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Grand retour d'un sale gosse.
Après avoir frappé très fort avec le terrible Mysterious Skin et le drôlissime Smiley Face, Gregg Araki revient avec le très attendu Kaboom. Labellisé à Cannes par le tout premier prix Queer du festival (fermement disputé face aux Amours imaginaires de Xavier Dolan), Kaboom parle d'adolescents en rut perpétuel qui occupent leur temps entre drogues, boîtes et parties de jambes en l'air avec partenaires de tout bord. Parmi eux, Smith qui va se retrouver mêler à une étrange affaire de tueurs en masques d'animaux, de sorcières très très chaudes et accessoirement de la fin du monde.
Disons le tout de suite, Kaboom est un cran moins bon que ces deux grands frères. Il n'a pas la puissance et l'intelligence de Mysterious Skin (mais bon, ce n'était pas le but recherché après tout...) et n'assume pas assez le délire pour prétendre succéder à Smiley Face. Mais il ne faut cependant pas bouder son plaisir !
Car Kaboom est jouissif. Acteurs plus chauds les uns que les autres, dévoilant sans cesse les meilleurs morceaux de leur anatomie, scénario foutraque à prendre au 8 000e degrés, bande-son bien balancée : Kaboom s'assume avec arrogance et sans pudeur aucune.
Et c'est finalement ce qu'on retiendra le plus : si Araki est un as pour nous faire réfléchir à des sujets graves, c'est assurément également un professionnel de la lobotomie orgiaque. Coupez vos neurones, détendez-vous et surtout ne refusez rien de ce qui vous arrivera !

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