Des crêpes, des crêpes, encore des crêpes...

Kiki, c'est un film à voir une nuit d'été, la fenêtre ouverte au bourdonnement de la ville, le vent tiède et nocturne caressant votre peau... comme la nuit où Kiki quitte sa maison pour partir à l'aventure.
Et maintenant, regardez.

Dans ce film, il y a les angoisses d'une petite fille, ses joies et ses découvertes. Sa ville au bord de l'océan a une empreinte particulière. Ce film a une empreinte particulière.
Prenons un exemple simple : la poussière. Dans ce film, j'ai aimé la poussière. Cette poussière dessinée est la même que celle qui recouvre un objet précieux que l'on retrouve au grenier.
Une tarte. Une tarte au poisson, pas très bonne, comme celles que font parfois les grand-mères. Des crêpes. Les enfants aiment les crêpes. Quand elles sont cuites sur un petit réchaud à charbon, elles sont encore meilleures. Quand vous les partagez avec votre petit chat, elles sont encore meilleures.
Un service rendu, deux trois. Une gentille boulangère enceinte, figure maternelle souriante et rassurante. Du bon pain chaud qui sort du four, des maisons à colombages. Des objets qui ont une vie.

N'aimez pas ce film pour ce qu'il raconte. Aimez le pour ce qu'il est. Littéralement. C'est cette succession de petits détails, de photos et de bonheurs, qui créent l'ambiance, la vie heureuse de Kiki.

Des rêves, des rires, des inquiétudes, un rayon de soleil, une grosse averse qui mouille les enfants, qui doivent se hâter pour se mettre à l'abri. Tout cela sur la musique de Joe Hisaishi, qui atteint ici le sommet de son art. Et le ciel, les nuages. Des moments d'émerveillement, comme la robe de Kiki qui claque au vent, son ruban rouge ou son petit chat Djidji : chaque instant qui passe est une succession de petits riens qui font un grand bonheur.

Kiki la petite sorcière est un film qui rend heureux, qui redonne du courage, en même temps qu'un large sourire d'enfant. C'est un film que l'on aime, tout simplement. Merci, M. Miyazaki. Je le chuchote encore à travers mes larmes. La douce brise d'une nuit d'été n'a pas fini de souffler. Merci !

Le 12 juin 2013

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