What the Heck ?

Avis sur Kurt Cobain: Montage of Heck

Avatar Nst77
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J'avoue, juste après avoir visionné ce docu qui, si j'ai bien compris, se voulait révélateur du mal être de Kurt Cobain ou je ne sais quoi qu'on ne saurait aujourd'hui du bonhomme. Mon spleen baudelairien était doux, et je ne culpabilisais plus de passer mes journées en slip à me canceriser les poumons tout en m'intoxiquant de café à gratter mes instru' sans voir le jour.

Et ce, malgré énormément de points dans le docu qui m'ont malmené face à ces images d'archives très malsains, dépassant les limites du voyeurisme montées alternativement avec les extraits des médias intrusives de l'époque.WHAT THE HECK?
Il est clair qu'aujourd'hui à son visionnage, Kurt aurait adoré détester ce documentaire.
Malgré tout, de cette douceur naquit immédiatement une première note élogieuse, un joli 8 dans sa gueule, bam comme ça. Peut-être aussi à cause de l'heure tardive.

Mais alors que.

Le lendemain, j'en parle du coup à un pote, (sans aucun doute parmi mes connaissances le plus grand fan de Kobain) qui me balance l'info sur Buzz Osborne,( dont la touffe n'est plus à présenter) qui a vu et rédigé une longue critique disponible ici même sur ce documentaire. Documentaire ?
Ça n'en a plus l'odeur après la lecture de ce pamphlet.

Moi Je, Moi Je Moi Je Moijemoi TA GUEULE!

J'ai arrêté d'écouter Nirvana vers mes 14 ans à la vision de cette masse de personnes qui écoutaient ce groupe parce que c'était in/rebelle/etc.. mais aussi surtout parce que j'avais coupé mes cheveux longs et que j'écoutais de plus en plus de punk etc...Exit les cheveux gras, bonjour chaos capillaire !
Oui, on s'en fout, mais de ce fait je ne connais pratiquement rien de Kurt Cobain si ce n'est les grandes lignes, dépression, héroïne, suicide un homme qu'il était rebelle.

J'ai donc avalé naïvement, mais surtout sans vérifier tout ce que Montage of Heck avait à me balancer.
Émettant des doutes sur Courtney Love, (ne jamais faire confiance à une personne qui ne paye pas ses ingé sons)! qui prend une place importante dans la continuité du docu à coup de "Moi je, Moi je, Moi je" d'un côté, ça me semblait assez normal étant donné la place qu'elle a pris dans la vie du gadjo, elle est sa famille, la femme de sa vie et la daronne de sa gosse (dont j'ai appris l'existence il y a même pas trois jours) mais les réponses défensives se cumulant, ça me paraissait tout de même fort de café et étrange avec le déballage intime l'accompagnant.

Et si il y a bien un truc que je déteste en plus des fils de putes et des voleurs, c'est l'utilisation de faits fictionnels et de l'utiliser comme la vérité vrai en te le balançant à la gueule avec de jolies images animés.
Un docu, n'est évidemment pas une forme objectif et impartiale de traiter un sujet, c'est avant tout la vision et point de vue de son réal. Outre l'intention, il se doit d'être honnête avec son interlocuteur.
C'est comme si je partais faire un docu sur les kurdes du Rojava et que j'enlevais leur culture des armes et qu'à la place je racontais qu'ils se battent à coup de fleurs dans les rues de RAQQA. Hum. je m'égare.

Je me suis donc retrouvé trahi et malmené par du vent. La démarche est malhonnête, malsaine car traitant de l'intimité d'une personne morte dont le même docu te raconte qu'il détestait ça d'être inspecter, l'intention s'y perd et n'a plus de sens.

Il y a tout de même du positif, la forme et son montage (of heck) est parfaitement maitrisé et a été tout du long agréable pour mes petites mirettes malgré des longueurs (DEUX HEURES T'ENTENDS? DEUX HEURES !) et certains extraits des lives et autres en off du groupe étaient excellents.
Et du fait que je ne connaissais rien du personnage, j'ai tout de même était touché par ce qu'il a crée (plus que le docu).

D'où ce 5, un juste milieu entre une pichenette sur l'oreille et "t'as de la chance que je sois fatigué"

Au moins, c'est pas un biopic plat et linéaire comme savent si bien faire les boites de prod' en quête d'argent facile (prout).

Si vous voulez un vrai bon docu, Il y a toujours The Future is unwritten.

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