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Sens-tu ? Rions !

Avis sur L'Aigle de la neuvième légion

Avatar Dimitricycle
Critique publiée par le

J'ai envie de commencer par vous dire pourquoi. Pourquoi, quand je sais pertinemment que je vais cartonner ce film, m'obstiné-je à vouloir le regarder ? C'est vrai, en plus ça va bien les pisse-froids qui plombent des films visiblement pas pour eux.

Eh bien c'est là que le bât blesse. Je... Oui, il semblerait que j'aie un faible pour les films d'action/aventure dans l'Antiquité ou au Moyen-Âge. Euh bon, ils classent « The Eagle » dans les films historiques, mais ha ! Ha ! Ha ! Ha ! HA ! Aah, pardon. Y en a même qui disent que c'est un péplum, HA ! HA ! HA ! HAAaa... Aaaah, exquis...
Euh donc oui, ce faible. Je ne saurais pas trop expliquer mais parfois j'ai (très) envie de voir un film comme ça, là, maintenant. Tenez, c'est comme les bonbons. D'habitude j'en mange jamais, mais quand il y en a qui traînent, il peut m'arriver de me gaver. Après je suis dégoûté... Jusqu'à la prochaine fois.

Mais alors si (quelque part) j'aime bien, pourquoi le carton ? Eh bien j'ai beau en avoir envie, invariablement je vis un calvaire parce que c'est excessivement mauvais. Mais je continue à avoir ces envies, c'est bizarre... Je suppose que c'est moins un calvaire quand c'est dans l'Antiquité.
Ouais, non. Ouh là, non. Du coup je sais pas... Bref, on va peut-être parler un peu du film ?

C'est l'histoire d'un jeune centurion qui a demandé à être envoyé en Bretagne romaine où il veut redorer l'honneur familial, terni là-bas vingt ans plus tôt par la disparition (méga mystérieuse) de la neuvième légion, commandée par son père. Il va se mettre en tête de récupérer l'aigle du titre, et part ainsi au-delà du Mur d'Hadrien, accompagné d'un esclave (Billy Elliot) qui le déteste mais qui lui doit la vie. (Tu les sens tous les mégas conflits internes/humains/familiaux qui vont arriver là, ou bien ?!)

Mmm, bon, pourquoi pas ? Au début j'ai même de sacrés espoirs (ce film vaudrait-il 2 ?!?!). Le film d'action se tient. Bon, c'est trop rapide et moche mais la première scène de combat ressemble très légèrement moins à toutes les scènes de combat qu'on voit aujourd'hui : la caméra tremble un tout petit peu moins, les types se battent un tout petit peu moins comme des ninjas, ça gicle juste deux fois trop au lieu de trois. Bon, ça reste toujours quasiment insupportable (à mes yeux), et du reste, le film n'échappe par contre pas du tout au syndrome de la caméra qui bouge EN PERMANENCE (vous avez remarqué vous aussi à quel point la caméra fixe se fait rare de nos jours ? Et c'est quoi cette mode de faire dériver très légèrement la caméra quand on filme une conversation ? Moi ça me...), mais j'ai vu pire...

Si seulement le film s'était tenu à être un film d'action/aventure. Mais non, il fallait de la bouillie par-dessus. Et vas-y que je te « la condition de l'esclave » et « qu'est-ce que le courage/l'honneur ? », sans compter qu'on a le droit à du « mon papa il est mieux que le tien »... A noter que quand Mark Strong, qui incarne un légionnaire un peu déserteur de la neuvième, sort au fiston une des phrases les plus "fortes" du film : « When I ran from your father, I ran from myself », je parierais qu'il l'ont refaite plusieurs fois tellement on le sent à deux doigts d'éclater de rire.

Sinon y a deux choses que j'ai trouvées un peu curieuses. Donc les Pictes je vois très bien ce que c'est, mais c'est quoi la peuplade des otaries là ? Moi je crois que c'est n'importe quoi. Déjà leur prince (http://www.reviewexpress.com/UserFiles/Image/THE%20EAGLE%2033337777/EAGLE-TH.jpg), je suis désolé mais il ressemble pas du tout à un Picte, il ressemble à un Iroquois ! Donc ils sont tous habillés comme des Indiens, et j'ai bien l'impression qu'ils n'ont pas du tout existé, ces gens-là...

L'autre chose, c'est à propos du personnage principal, Marcus Aquila. Voilà, il a beaucoup de flashbacks. Jaunâtres, au ralenti, bon. Là où il est très fort, c'est que la moitié de ses flashbacks, ce sont des images qui n'appartiennent pas à son passé, mais à celui de son père...

Je termine juste par une (autre) petite note personnelle. C'est pour me souvenir qu'après avoir vu ce film (le 22/11/12) et tout le lendemain, j'ai eu une de mes pires migraines à ce jour, à ne rien pouvoir faire, à part délirer (à propos de légionnaires et de papas à coup sûr).

ALORS DE TOUTE FAÇON JE PEUX VOUS DIRE QU'IL VA MANGER, CE FILM !

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