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Avis sur L'Alpagueur

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Trois ans après le succès critique et public de L'Héritier, le scénariste et cinéaste Philippe Labro (Tout peut arriver, Rive droite, rive gauche) et son complice Jacques Lanzman au scénario retrouvent la star nationale Jean-Paul Belmondo (Cartouche, Un homme et son chien) également producteur avec René Château (présent lui aussi le temps d'une apparition) via Cerito Films pour un polar d'action. L’Alpagueur connaîtra un succès mitigé, ce thriller sous-estimé à la Peckinpah rassemblera tout de même près de 1,5 million d'entrées en France en mars 1976, il sera considéré comme un échec pour la star la plus Bankable du cinéma français de l'époque, détrôner par le film américain Vol au-dessus d’un nid de coucou qui aura un bien meilleur bouche à oreille. Un face à face mortel entre L'Alpagueur & L’Épervier, l'ennemi public n°1. L'Alpagueur, c'est un chasseur de prime de luxe, employé par le Gouvernement. L'Epervier est un tueur qui élimine ses complices après chacun de ses hold-ups. Et L'Alpagueur va devoir l'arrêter...
Dans le rôle du Bad Guy charismatique, Gilbert le tueur psychopathe alias L'Epervier, interprété par l'acteur Bruno Cremer (La 317e Section, Là-haut, un roi au-dessus des nuages) accompagné de Patrick Fierry (Les Babas-cool, Parlez-moi de vous), Victor Garrivier (Le Diable dans la boîte, Les Revenants), Jean Négroni (L'Enclos, I… comme Icare), Claude Brosset (Adieu poulet, Gomez vs Tavarès) et Jean-Pierre Jorris (Boulevard des assassins, Frontière(s)).

Sale histoire messieurs, va-y avoir des veuves et des orphelins !

25 septembre, dans le port de Rotterdam... Un mercenaire commandité par l'Élysée réussit à faire capoter une importante transaction de drogue... Pendant que l'individu empoche sa coquette récompense, la mafia locale fulmine... 3 octobre, au casino de Nice... Le même chasseur de têtes, uniquement connu sous le pseudonyme évocateur de l'Alpagueur, parvient à démanteler un énorme réseau de prostitution dans lequel est impliqué un commissaire corrompu. Dans les rangs de la police, on se regarde dans le blanc des yeux. Ravie des prestations particulièrement efficaces de l'ancien chasseur de fauves, la DGSE décide cette fois de lui confier une mission périlleuse....

Continue de compter, Coco !

À l'instar de Peur sur la ville, L’Alpagueur va proposer lui aussi un nouveau justicier aux méthodes expéditives, un chasseur de primes œuvrant pour les services secrets. Un récit avec deux intrigues différentes qui vont plus ou moins se recouper, soit l'une contre la pègre et l'autre, une traque d'un redoutable tueur à l'identité inconnue. Cependant l'œuvre n'a aucune scène de cascades, seule une petite poursuite derrière le camion-citerne, une absence totale de personnages féminins et deux petits combats finaux, un gun's fight à la campagne et un petit mano a mano. Mais le film s’avère très attachant dans son histoire avec sa relation entre Bebel (20/20) - Fierry (0/20) et bien sûr dans chacune des apparitions marquantes de Cremer, physiquement glacial et au langage souvent ponctué d’un appréciable Coco qui élimine tous les témoins froidement d'une balle dans la tête. Un polar efficace écrit sur mesure pour Jean-Paul Belmondo mais aux personnages secondaires qui manquent un peu d'épaisseur.

A votre santé Monsieur !

À la tienne, Coco !

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