Affiche L'Apollonide, souvenirs de la maison close

Critiques de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

Film de (2011)

Le crépuscule des yeux.

Film languide et contemplatif, L’Apollonide nous enferme dans les alcôves surannées d’une maison close et verrouille à sa suite les ressorts traditionnels de la narration : on pourrait y déceler une ambition documentaire, tant on insiste sur le quotidien des pensionnaires, quasi détenues par leurs dettes, entre activité sexuelle, toilettes et visite médicale. Un lent travelling opère vers le... Lire la critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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Sergent_Pepper ·

Dans les ors et le velours

Véritables tableaux vivants où les filles de joies, beautés languides dans leurs transparences de dentelles et de batiste s'alanguissent au milieu des ors et des velours, lovées dans des sofas profonds, couvées du regard par leurs clients attitrés qui rendent hommage à leur grâce ou à leur beauté. c'est ainsi que débute le film de Bonello et l'on ne... Lire l'avis à propos de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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Aurea ·

A l'ombre des jeunes filles en pleurs

Le petit commerce de la chair. Sa mélancolie diffuse, ses crises passagères, sa chaleur tarifée. Ouvrir grand les portes d'une maison close, en soi, c'est presque contre-nature, voyeuriste par essence. L'Apollonide n'a que faire des jugements moraux, les tableaux vivants qui le composent sont faits de crainte et d'habitude. Certains diront que... Lire la critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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Fritz_the_Cat ·

"Tu vas terminer dans un bordel à Marseille !"

Ca, c’est de la menace ! Attribuer une note à ce film m’est bien difficile. D’un point de vue technique je n’ai rien à redire mais malheureusement, il m’est arrivé de m’ennuyer et de jeter de temps à autre un coup d’œil par la fenêtre à la tempête tropicale qui s'abattait en territoire Picard. Bon revenons-en au film. Le réalisateur réussit quelque chose d’assez fort en provoquant le dégoût et... Lire l'avis à propos de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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Deleuze ·

Quand la beauté se fait laideur

Sous la beauté formelle des tableaux de Bonello se cache l'horreur de la condition de ces femmes. Ici le charnel laisse progressivement place au cruel, la joie apparente au désespoir . Derrière un abord exigeant se cache un sublime vertige sensoriel et avant tout une magnifique déclaration d'amour à LA femme. NB : A quelques minutes de la cérémonie des César, je suis en colère. Comment un tel... Lire l'avis à propos de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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takeshi29 ·

Critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison... par SUNSELESS

Comment ne pas saluer le courage et le talent de Bonello, face à un sujet aussi sensible que la prostitution, qui, sans tomber dans de la pornographie gratuite, garde une certaine liberté ? Il est clair qu'aux États-Unis, en Chine ou en Iran, le film n'aurait pas eu le même accueil, voire n'aurait jamais vu le jour. Même si Bonello prend le risque de réaliser un film entre ennui et rejet, il... Lire la critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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SUNSELESS ·

Le dé-plaisir

J'ai eu le temps de penser à beaucoup de choses, pendant que sur l'écran les corps languides allaient s'alanguissant. Ce n'est pas forcément bon signe. C'est aussi que Bonello me paraît être un de nos réalisateurs les plus cérébraux (j'essaie de trouver un terme neutre, pas de procès d'intention derrière) : tout chez lui est filtré par l'intellect, les concepts, l'abstraction. Les choses ne se... Lire l'avis à propos de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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Senscritchaiev ·

La prison dorée des filles de joie

Depuis 1946, la loi Marthe-Richard a aboli les maisons closes en France. Pourtant, depuis peu, dans le contexte du débat polémique sur la prostitution, ce sujet est revenu au premier plan dans l'espace public, notamment par toutes sortes d'objets culturels : livres, séries télévisées et cinéma. Voici donc "L'Apollonide, souvenis de la Maison close" de Bertrand Bonello dont il faut avouer que... Lire la critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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potaille ·

Le masque et la panthère

C'est le premier de Bertrand Bonello que je vois, et c'est une violente claque, une vraie splendeur. Je n'ai pas tellement envie d'écrire une analyse critique structurée et rigoureuse (encore moins la capacité, tant le film me semble d'une richesse soufflante), je me bornerai à livrer quelques impressions parmi le flot sensoriel et réflexif que constitue l'expérience de cette chronique... Lire l'avis à propos de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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Thaddeus ·

Critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison... par TheScreenAddict

« La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. / Fuir ! là-bas fuir ! » L'Apollonide de Bertrand Bonello pourrait être l'illustration parfaite des premiers vers de Brise marine, de Mallarmé. Splendeurs maladives et misères tragiques d'une maison close sur le déclin, à l'aube du XXème siècle. Nul horizon de liberté. La chair est triste. D'une tristesse infinie. D'une tristesse... Lire la critique de L'Apollonide, souvenirs de la maison close

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TheScreenAddict ·