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nov 2010:

Oouch attention, film type des années 80! La coupe de cheveux duranduranoïde à l'excès de Mel Gibson l'atteste. La musique d'Eric Clapton le synthétise également.

Ce que j'avais oublié, c'est la violence du film. Je n'aurais pas dû.... y a-t-il un film où Mel Gibson n'est pas torturé? Son masochisme récurrent trouve ici matière à le satisfaire pleinement.

Pour le spectateur, le plaisir provient évidemment bien plus de la complicité du couple Gibson / Glover. Certes, Richard Donner n'invente pas là le buddy-movie mais il faut reconnaître qu'il en signe là une des œuvres les plus représentatives du genre. Un carré gagnant dont ce premier opus préfigure progressivement l'étrange relation qui se noue entre les deux hommes. Jamais on ne ressent une quelconque ambiguïté, qu'elle soit sexuelle ou autre. C'est justement la très franche sincérité, la grande simplicité de leur rapport qui fait la puissance, le lien entre eux et donne un spectacle réjouissant, souriant et impliquant sur le plan émotionnel le spectateur. Les personnages sont en effet très attachants.

J'ai eu un peu de mal avec Mel Gibson qui dans cet épisode pousse le bouchon bien loin, niveau grimaces. Il tient assez maladroitement son rôle de dépressif auto-destructeur sur la première partie du film. Dès lors que son personnage se calme un peu, il devient beaucoup plus acceptable. Les singeries auxquelles il se livre au départ sont considérablement lassantes.

Par contre, Danny Glover est en tout point excellent. La richesse de jeu, de nuances de ce mec ne laisse pas de m'impressionner, que ce soit dans la colère, l'exaspération, la trouille ou l'étonnement. J'ai vraiment adoré sa prestation. Il apporte beaucoup. Un tronc d'arbre.

Dans le rôle du méchant, on notera la présence d'un habitué du genre Gary Busey, une trogne pas possible, prête à recevoir mandales et coups de boule à gogo mais également tête de malade mental hors catégorie. Dans son registre, il est parfait, froid comme un serpent, un blond-aryen, laid à souhait.

Un film d'action fonctionne bien également quand le scénario prévoit de fins rebondissements, du rythme, des poursuites, du suspense et donc nécessite une réalisation sûre, musclée, dynamique, certaine de ses choix pour faire mouche et garder scotchés le spectateur sur son siège. Mission accomplie. Richard Donner, grand faiseur, besogneux artisan, sait manier sa caméra et son public. Il sait faire ça comme Richard Fleischer, John Sturges savaient le faire jadis, ou Robert Zemeckis chez ses contemporains, avec une redoutable efficacité.

J'ai l'admiration facile pour des types comme ça, d'autant plus que ne créant pas un cinéma, un monde particulier, facilement identifiable, on les débine aisément. C'est encore plus vrai s'ils ont le malheur de tourner des blockbusters destinés essentiellement à ramener de l'oseille. Le succès est souvent, pas toujours mais souvent, pour les cons.

Je débute la revoyure de la série de L'arme fatale mais j'ai revu récemment "Les Goonies". Or, mon impression de grande maitrise et surtout de très belle vitalité qui se dégage de ses films ne cesse de croître. Si bien que je me demande si sa filmographie ne cache pas un réel artiste, à part entière, digne de ce nom.
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