Le meilleur "Star Wars Holiday's Special" du monde

Avis sur L'Homme qui sauva le monde

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Après avoir vu Sous le Soleil de Satan, je me suis dit que quitte à voir une merde, au moins que ça en soit une qui soit divertissante. J'ai donc complètement pété un cable et téléchargé "Turkish StarWars" (désolé, j'utilise le titre parodique de ce film) qui pour moi est sans doute l'un des nanars les plus pété que j'ai jamais vu afin de le montrer à ma copine.

Pour la petite histoire, je l'avais vu lors d'une séance de l'Absurde Séance durant les Utopiales, dans la plus grande salle de cinéma de Nantes (celle du palais des congrès), avec des potes un peu punk, on se passait une bouteille de vodka qu'on avait réussi à faire rentrer en scred. La salle était aussi bondé qu'extatique, les vannes fusaient. J'avais le souvenir d'un nanar qui allait dans tous les sens, qui était vieux et mal foutu mais jamais ennuyant.... et après l'avoir revu, je suis content : ma mémoire ne m'a pas fait défaut.

Il faut dire que le film aligne les idées les plus débiles les unes que les autres sans aucun temps morts : Ca commence avec une intro interminable avec une voix off racontant des événements randoms sur des stock-shot de Star Wars et qui n'a strictement aucun sens (même pour un turque) ça continue dans le désert, avec des scènes de combats ultra-pété avec l'un des montages les plus sale que j'ai jamais vu où tout est systématiquement illisible.

Le film arrive à aligner un très très grand nombre de fautes techniques : jeu d'acteur pas terrible, craignos monsters à la pelle, effets spéciaux à base de casque de motos et de fils de téléphones, montage bordélique, script totalement improvisé, rebondissements nanardesques, pillages de stock-shot et de musique d'autres films (notamment le thème d'Indiana Jones qui revient sans arrêt) au point qu'on arrive même plus à les compter. Sans parler des fautes de gouts, comme le fait que Cuneyt Arkin, le Alain Delon turque, se balade avec une "épée ultime" qui est visiblement en carton et défie toutes les lois de l'aérodynamie pour une épée ou les dialogues avec son pote composées à 90% de blague sur le fait qu'il attire toutes les filles. (Je ne dirais rien sur la copine du héros... juste que les années 80 c'était pas vraiment une super décennie pour la capilarité.)

Ce film est une sorte de miracle : quand tu te dit "ok, ça peut pas être plus débile que ce que je viens de voir" la séquence d'après te dit "hold my beer" et t'en remet plein les yeux. A ce niveau là, la scène finale du film est un concentré de débilité s'enchainant les unes après les autres, Cuneyt décapitant des monstres qui ressemblent à des nounours à tour de bras.

Mais le pire, c'est que j'ai une profonde sympathie pour tout ceux qui ont participé à ce film : ils le faisaient pour un public turque et n'en avait rien à foutre que ça paraisse "crédible" ou pas. Le but était visiblement de s'amuser le plus possible et ça transparait à l'écran. Le pire, c'est que les mecs possédaient des décors naturels à se damner : la région de cappadoce avec ses villages troglodytes donne un cachet bien plus intéressant que les habituelles carrières de pierre dans lesquelles sont tournées ce genre de séries B. Savoir que des réalisateurs pro adoreraient tourner là bas et qu'eux s'en servent pour des pitreries, rajoute encore plus à la drôlerie du truc.

Je note les nanars 2/10, mais je vous recommande d'avoir vu au moins ce film une fois dans votre vie.

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