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L'Homme qui tua Liberty Valance par renardquif

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-c'est un chef d'oeuvre, son chef d'oeuvre peut-être, tout est là. seuls Ozu, Renoir, et Ford donc je crois sont arrivés à embrasser tellement de sentiments différents, d'émotions les plus contraires, dans un seul et même film, c'est la marque du génie, et ce film est un pur et parfait exercice de gymnastique humaine, de souplesse. Dès que Ford fait un plan on a envie de dire : "Mais, mais il a raison ce monsieur, je n'avais jamais pensé à ça comme ça", ou, plutôt, pour être plus sincère, on a plutôt envie de dire : "J'y avais pensé oui, mais vite fait, je n'avais jamais pensé que quelqu'un aurait pu avoir le courage (ou la dignité) d'approfondir ce sentiment, cette pensée, à un tel point de fixation, de clarté, de vérité. L'homme est donc capable, vraiment, de génie ! Ca existe ! Ce n'était pas juste un rêve, ça existe vraiment, je n'ai pas juste rêvé", ça, ce sentiment, c'est incomparable. et je l'avais vu pourtant avant ce film, mais je l'avais vu sans le voir vraiment, j'avais pensé que les passages théâtraux du film (il y'en a énormément) c'était du bluff, je me rends compte maintenant que ça ne l'est pas du tout, que les passages théâtraux du film c'est du pur réel, que ce ne sont pas des effets, mais que bel et bien l'émotion est juste et que c'était moi qui ne l'avais pas comprise, qui n'en était pas à la hauteur (à part pour le prologue du film, qui est un peu lourd)

-Comme dit John Wayne à la fin dans le film : "Tu parles trop, tu penses trop", Ford est clair pourtant, on ne peut pas lui reprocher de cacher son jeu, et son héros finit seul, meurt seul, c'est complètement réaliste, il n'y'a aucune métaphore.

-Dans les films d'aujourd'hui le jeu d'acteurs de Brad Pitt et compagnie est très ressemblant au jeu que fait jouer Ford à Liberty valence, le méchant du film. Seulement eux sont sensés jouer les "gentils"... Il ne suffit pas de sourire à la caméra pour être gentil.

-Le déjeuner sur l'herbe et le goût du saké datent de la même époque je suis allé voir, 1960 : une perfection absolue fût atteinte. Godard et Antonioni sont tombés pile, on ne pouvait plus faire mieux, ni même pareil

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