Indien ou pas, mais précurseur écologique

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D’après la véritable histoire d’Archibald Belaney, dit Grey Owl, « Chouette grise », le premier indien Canadien internationalement médiatisé dans les années 30, défenseur de la nature et des parcs nationaux. Cette fois Richard Attenborough nous présente en 1998 l’histoire d’un autre personnage insolite de l’histoire canadienne et, à l’instar de son héros, un plaidoyer écologique clairement précurseur pour l’époque.
Inspiré chroniquement par sa compagne, ses nombreuses reconversions amèneront cette célébrité très controversée à l’époque, de trappeur de castors mais combattant les massacreurs voraces des forêts et des animaux, déjà, en défenseur médiatique de ces bâtisseurs de nature, puis en gardien des premières réserves naturelles, avant de devenir écrivain à succès sur deux continents, puis figure folklorique publique internationale et porte-parole écologique auprès de la Couronne Britannique.
Un peu de patience si l’apparente mièvrerie du début ne fait que présenter le bon sauvage amoureux de la nature, en plus sous les traits carrément inopportuns du très celtique Pierce Brosnan, ou bien la romance naissante avec une indienne citadine occidentalisée. Car les pièces se mettent doucement en place, tout en poursuivant la narration du parcours de cet étrange métis Britannico-Ojibwé entre 1934 et 36. La portée du film et du personnage, transcendant les époques, les peuples et les débats génétiques, prend peu à peu sa force, sa cohérence et sa beauté, et dévoile le merveilleux enjeu humain et écologique, rendant possible le rêve de demain.

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