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Avis sur La Dame de Shanghai

Avatar Gand-Alf
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C'est avant tout pour rembourser un prêt de 25 000 dollars que Orson Welles acceptera cette adaptation du roman de Sherwood King, après que sa femme Rita Hayworth ai proposé son nom au studio.

Peu concerné par le récit qu'il met en images et devant jongler avec les impératifs des producteurs (mettre en valeur sa femme), Welles, s'il ne parviendra pas vraiment à aller au bout de ses ambitions (dresser un constat peu flatteur sur le tourisme au Mexique), va cependant dynamiter complètement le film noir, le détournant et lui enlevant tout glamour pour n'en garder que ses aspects les plus abjectes.

L'intrigue nébuleuse est ainsi transcendée par une atmosphère poisseuse et suffocante renforcée par une voix-off désabusée et cynique, la mise en scène virtuose de Welles atteignant son apogée lors d'une séquence finale surréaliste et inoubliable, où les masques les plus aguichants tombent pour laisser apparaître une âme putride et machiavélique.

D'une durée initiale avoisinant les 2h30, "La dame de Shangai" sera charcutée d'une bonne heure et sera un échec à sa sortie en salles, enterrant définitivement le mariage du couple Welles / Hayworth.

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