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Une œuvre rare en France qui émerveille par petites touches mais se heurte à des maladresses.

On est typiquement face à un film qu’on aurait aimé adorer et encensé. Parce qu’il est pétri de bonnes intentions d’abord mais surtout parce qu’il creuse un sillon quasiment jamais exploité dans le paysage cinématographique tricolore, celui du fantastique pour enfants et adolescents. En l’occurrence, le merveilleux. Mais, petit problème, c’est un premier film et si l’on peut clairement admirer l’ambition qui le porte, il contient pas mal de maladresses et d’incohérences narratives qui ne permettent pas de l’élever au-delà d’une tentative louable et intéressante de cinéma de genre. « La dernière vie de Simon » n’en demeure pas moins rare, assez original et plein de qualités pour qu’on s’y intéresse et qu’on encourage son réalisateur à persévérer dans cette veine. Le long-métrage respire l’audace et la sincérité et se pare d’un charme mystérieux et naïf assez percutant.

On voit donc un enfant doté d’un don, celui de pouvoir prendre l’apparence de tous ceux qu’ils touchent, à la manière d’un X-Men. A partir de là, l’histoire va prendre la voie du conte mâtiné de thriller avec usurpation d’identité à la clé. Et tout cela inscrit dans notre belle Bretagne pour un résultat totalement en dehors des sentiers battus mais partiellement maîtrisé. Le scénario tente de rendre hommage à tout un pan du cinéma américain des années 80 dans la première partie de Spielberg à Zemeckis (c’est dans la note d’intention de l’auteur) et il y réussit plutôt bien. Le merveilleux émerveille bien et le contexte géographique des paysages bretons donne un cachet unique à « La dernière vie de Simon ». De plus, pour une première œuvre on ne peut qu’être conquis par la mise en scène léchée et en phase avec le sujet et le genre du film. Karmann fils n’est pas un manchot et ses plans sont de toute beauté. Il sublime les lieux de l’histoire et nous gratifie de plans somptueux (comme ceux, nocturnes, en forêt) à l’image très appliquée et travaillée.

Sur la forme, rien à dire donc. En revanche, le fond de l’histoire tire parfois un peu à vue, surtout dans une seconde partie plus hésitante. Il y a deux très grosses invraisemblances qui nous font décrocher de l’histoire quand bien même on est dans le registre du conte fantastique. En outre, le jeu des comédiens n’est pas du même acabit pour tout le casting. Par exemple, si le jeune Benjamin Voisin, découvert dans « Un vrai bonhomme », est impeccable et tire son épingle du jeu, Martin Karmann joue faux. Quant aux rôles des parents, ils sont caricaturaux à cause d’une écriture qui l’est tout autant. Leur famille parfaite ressemble à celle d’une pour Herta! Les thèmes de l’usurpation d’identité et du pardon ne sont pas approfondis comme il faudrait et les réactions des personnages sont parfois incohérentes. Cependant, « La dernière vie de Simon » reste plaisant, étonnant, beau à regarder même et le final très touchant donnent de l’espoir au talent de son réalisateur. Un jeune garçon à suivre tout comme son acteur principal pour une œuvre qui transpire l’amour pour le cinéma.

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