Le premier film que je connaisse qui soit sauvé par Chuck Norris.

Avis sur La Fureur du dragon

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Ne regardez pas les quarante première minutes : vous vous éviterez pas mal de niaiserie, comme des dialogues du genre :
" - Je ne savais pas que nous aurions des petits cadeaux.
- Oncle offre des porte-bonheurs à chaque nouvel an !
- Ce nouvel an est le plus beau de ma vie !"

La situation initiale - il faut sauver un restaurant menacé par un promoteur immobilier mafieux - est invraisemblable (pourquoi cet italien aurait-il pour bras droit un hong-kongais efféminé et veule aux dents pourris ?), et le côté "Bruce Lee au pays de la pizza" complètement raté : le héros est tantôt dépeint comme un rustre, tantôt comme le tombeur malgré lui d'Européennes lubriques et dépravées. Cette première partie calamiteuse, bien en-dessous du moindre film avec Bud Spencer, a failli me faire lâcher le film en route, d'autant que les quelques combats qu'elle comporte, en dehors du morceau de bravoure au nunchaku, ne cassent pas des briques. Les mafiosi devant bien sûr être armés, il fallait trouver une astuce scénaristique pour faire prévaloir le kung-fu. Je vous le donne en mille : Bruce Lee lance des "fléchettes", qui évoquent de gros crayons à papier, dans les mains et les fesses des méchants, et cela suffit pour désarmer tout le monde en un seul lancer. Si l'on ajoute à cela le doublage français "petit nègre", ou plutôt "petit chinetoque", il y a vraiment des moments où l'on se demande ce que l'on est en train de regarder. Ha, et la bande son copie Ennio Morricone.

Et puis vient la dernière demi-heure. Deux gros balèzes, un Américain et un Japonais, viennent défier Bruce Lee, et là ça commence à ressembler à du kung-fu (C'est l'occasion d'ailleurs d'affirmer la prééminence des arts martiaux chinois sur le karaté, petite minute chauvine). Mais ce n'est que le hors d'oeuvre, le dernière quart d'heure étant dédié à un duel enflammé Bruce Lee-Chuck Norris dans les arcades du Colisée. Yep. Imaginez Chuck Norris en kimono dans une arcade du Colisée romain, sur fond de ciel bleu. Puis imaginez-le retirant son haut de kimono et montrant au monde entier son torse couvert de poils roux. Bon, il n'y a pas que ça. Le combat coupe vraiment le souffle, et l'on sent tout le respect mutuel de ces deux artistes. C'est le type de séquences qui définissent un genre.

Voilà, pour résumer, la demi-heure finale suffisait à faire le film.

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