N'oublie pas l'enfant en toi

Avis sur La Gloire de mon père

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La Gloire de mon Père (1990)

“Garlaban c’est une énorme tour de roches bleues, elle monte très haut dans le ciel de Provence. Ce n’est donc pas une montagne mais ce n’est plus une colline… c’est Garlaban.”

Marcel Pagnol, fils d’Augustine et Joseph, va grandir à la ville où son père est instituteur. En grandissant, Marcel va voir sa mère déboutonner son nombril et accoucher d’un petit frère et d’une petite soeur. Entre-temps, sa tante Rose épouse un gros bonhomme à la moustache délicieuse et aux sucreries généreuses, l’oncle Jules.

Aux vacances d’été 1904, le père Pagnol et l’oncle Jules décident de louer une maison de campagne près du Garlaban pour y passer les vacances d’été. C’est là-bas que Marcel va découvrir toute la féerie de la nature sauvage.

Réalisé par : Yves Robert
Ecrit par : Yves Robert, Louis Nucera et Jérôme Tonnerre d’après le roman éponyme de Marcel Pagnol paru en 1957.
Avec : Philippe Caubère, Nathalie Roussel, Julien Ciamaca, Didier Pain et Victorien Delamare

C’est marrant comme ce film nous replonge dans nos propres souvenirs d’enfance.

On a tous, petit, développer un attachement affectif à des lieux. On ne peut pas spécialement l’expliquer mais lorsque l’on revient à cet endroit, une profonde vague de bien-être teintée d’une légère touche de nostalgie nous submerge. Et puis il y a cette étrange sensation de sécurité qui remonte à la surface et qui nous dessine sur le visage un léger sourire naïf qui nous reconnecte avec l’enfant que nous étions.

La Gloire de mon Père, c’est cela. On plonge dans les souvenirs du petit Marcel Pagnol qui fait immédiatement écho. Les repas autour d’une table en été, le bruit des cigales, les parties de pétanque avec son père, le soleil qui brûle, la fontaine au centre du village, les bons plats et la douceur de sa mère, les rencontres, les excursions avec son frère, sa soeur à travers une nature qui nous fascine…

Yves Robert, en adoptant un ton volontairement doux et féerique, nous rappelle à quel point on ressent fort les choses de la vie quand on est petit. La nature, les oiseaux, les insectes tout nous paraît magique.

N’oublions jamais l’enfant qui sommeille en nous car on l’oublie trop souvent mais, il est encore là.

“Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent.” Antoine De Saint-Exupery

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