Here's to the fools who dreams

Avis sur La La Land

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Avant-propos : Oui, je suis le énième rédacteur à donner comme titre « Here's to the fools who dreams », mais que voulez vous ? Ce titre et cette chanson résume à lui seul le film et l'émotion ressenti en le voyant.

Il y a des films qui rentrent instantanément dans nos mémoires et n'en ressortent jamais. La La Land est un pure chef-d'oeuvre, de l'incroyable scène d'ouverture à l'époustouflante séquence de fin. Mais aucun mot ne suffirait à décrire la folie créative de ce film et le choc ressentie en le voyant. On en ressort bouleversé, la tête dans les étoiles et on n'a qu'une envie, c'est de le revoir, pour se sentir être dans le film, oublié pendant deux belles heures la morosité du monde. Et même plus que deux heures car il faut du temps avant de redescendre sur Terre après être monté si haut dans les étoiles. La La Land fait d'ors et déjà parti de mes films préférés.

Plus que de ressusciter le genre comédie musicale et plus encore que de le dépoussiérer, le réalisateur américain d'origine française Damien Chazelle (qui est aussi le scénariste du film), le renouvelle. Tout en laissant transparaitre l'influence de grandes comédies musicales comme Singing in the Rain, le réalisateur apporte la touche de modernité et de fraicheur à La La Land dans l'histoire et la réalisation pour en faire un film ancré dans son époque. De plus, il bouleverse les codes car si plusieurs séquences sont chanté, on est loin d'un film entièrement chanté et il y a d'autres scènes où seul la musique prend part. Et puis, il y a aussi des moments chorégraphiés. Tout est justement dosé. La musique est - bien entendu - tout le temps présente, elle est au cœur du sujet, mais jamais encombrante. Pour elle, les acteurs s'y investissent totalement. Ryan Gosling et Emma Stone sont absolument parfaits. Ils chantent avec leur cœur, simplement et tout en finesse. Leur voix sont belles et entre eux, l'alchimie est forte. Ryan chante City of Stars avec un joli air de crooners, tout en subtilité. Emma chante The Fool Who Dream d'une voix in-cro-yable qu'on ne lui connaissait pas jusque là. Les deux dansent aussi et ils ont également appris les claquettes pour le film. Ryan Gosling, en plus de tout cela, a même appris à jouer du piano pour le film et il en joue même très bien. Il n'est doublé à aucun moment et les plans passants de son corps à ses mains sur le piano permettent de mesurer tout son professionnalisme pour le rôle. Il impressionne et nous touche dans la peau de cet homme qui consacre sa vie au jazz et rencontre par un heureux hasard cette jeune serveuse joué par Emma Stone qui, elle, cherche à devenir actrice à Hollywood. La jeune actrice est bouleversante tout au long du film et incroyablement belle. Ensemble, ils nous vendent du rêve puissance mille et certaines scènes sont déjà cultes. C'est une histoire d'amour, mais qui n'est jamais niaise, jamais ringarde, mais toujours juste et captivante. S'y ajoute la petite touche d'humour ici et là (surtout dans la partie qui se déroule au printemps) et le ton est léger, bien que le réalisateur donne une belle tournure dramatique à son histoire. Il évite toute facilité scénaristique et le résultat n'en est que plus éblouissant et renversant de beauté. Jusqu'au bout, jusqu'à la dernière minute, on ne sait pas si les personnages principaux finissent ensemble ou pas. La dernière séquence est si magnifique qu'il est impossible de ne pas en sortir indemne. Elle nous met les larmes aux yeux.

Au casting, du côté des seconds rôles, on note la présence du chanteur John Legend qui trouve parfaitement sa place ici. On le sent ancré dans son univers. Enfin, J.K. Simmons fait une très brève apparition en reprenant le rôle du gros con au caractère amoral qu'il tenait dans Whiplash. La réalisation est éblouissante et nous submerge dans les étoiles. Les couleurs, les décors, je ne saurai dire si c'est kitsch ou autre chose, c'est juste sublime. La façon dont le film est réalisé, les plans, les zooms de caméra sont d'une précision et d'un réalisme fou. Damien Chazelle nous refait même le coup de la caméra qui passe d'un personnage à un autre en un éclair de temps comme dans Whiplash. On pourrait reprocher une image manquant de netteté, faisant apparaitre des grains à l'image, surtout sur les gros plans. Comme quoi, l'argentique, c'est bien, c'est beau (ça donne plus de vie et de relief à l'image), mais ça a aussi ses défauts. Mais on ne va pas s'éterniser sur le sujet... Le film est magnifique, un point, c'est tout. Quand à la musique composé par Justin Hurwitz (le même qui a composé la musique de Whiplash), elle nous reste en tête longtemps. Elle est symbole de bonne humeur, de joie de vivre et est si magnifique qu'elle laisse sans voix. Il m'arrive parfois de siffler City of Stars, le thème principal du film. La chanson revient souvent en tête et on ne peux pas s'en plaindre car elle apporte le sourire. Je pourrais raconter bien d'autres éloges sur ce chef-d'oeuvre absolu qui est pratiquement sûr de conserver le titre de film de l'année que je lui accorde (et je suis loin d'être le seul), mais je terminerai en vous disant qu'avec La La Land, Damien Chazelle a réalisé un film somptueusement beau sur l'espoir, le bonheur et le désir de voir nos rêves se réaliser. Enfin, La La Land est d'ors et déjà le plus beau film que j'ai vu au cinéma de toute ma vie de jeune cinéphile.

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