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Sur le principe j'adhère énormément au pari risqué d'expliquer la mort aux enfants via un artifice de couleurs et surtout par une autre culture que la nôtre, où la mort est bien plus joyeuse que par chez nous.
Je trouve très enrichissant de nous faire partager cette vision, très croyante ne l'oublions pas, d'un Mexique qui aime ses morts et son folklore. D'ailleurs pour faire passer la pilule en douceur, rien de mieux qu'une mise en abîme pour raconter l'histoire par le biais d' enfants dans un musée. Qui plus est des enfants triés sur le volet et loin des considérations pour l'Histoire en temps normal. Jusque là pas de fausse note.
Sauf que là où je suis tatillon c'est clairement face à un scénario prévisible sur le triangle amoureux, et là ça n'a pas raté.
Fort de nous en mettre plein la vue, il faut le reconnaître visuellement c'est quelque chose, le film oublie son originalité pour se fourvoyer dans les abîmes d'un mauvais Disney, chansons niaises à l'appui. Les gags sont sans équivoque destinés aux plus jeunes, et tant pis pour les autres, on sourit sans s'esclaffer des running-gags qu'on connaît par cœur (mention spéciale au musiciens de Manolo).
Et puis au final le plus navrant vient du thème lui-même, la mort, assumant à moitié son côté relatif pour explorer l'idée de vivre sa vie à fond, sans arriver à adoucir le côté cruel de la mort puisque le paradis existe.
Bien entendu, La Légende de Manolo reste un film pour enfant, et je ne suis pas le grand méchant loup qui va répandre que la mort c'est définitif et que non mes enfants vous ne verrez plus papi... mais j'aimais tellement l'idée du souvenir pour mieux assumer le deuil sans passer par une quelconque religion, que j'en ai perdu mon immersion dans le film. A partir du moment où on entre dans le consensuel et dans une phase psychédélique d'une vie merveilleuse, je reste perplexe.
Bref un graphisme qui vaut le détour, mais un scénario que même Disney tente de faire évoluer, et qui pêche un peu sur l'originalité de base, engluant le tout dans une niaiserie assumée mais qui passe moyennement chez moi. Divertissant mais qui aurait mérité plus de maturité.
LuluCiné
6
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