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La Maison du docteur Edwardes par Lonewolf

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Un film noir avec la psychanalyse en toile de fond et un amnésique perturbé autour de qui tourne toute l'intrigue.
Les ingrédients rêvés pour Alfred Hitchcock, qui a là tout ce qu'il faut pour entretenir une ambiance tendue et sombre, portées par un personnage qui restera ambigu tout du long, jusqu'à la révélation finale qui résout tout. Sans oublier la séquence du rêve dessinée par Salvador Dali lui-même, qui lui cnfère tout son côté surréaliste et d'un onirisme rarement atteint. Et encore, cette séquence aurait été raccourcie.

"Les scènes de rêve/hallucination ont été dessinées par Salvador Dali. Selon le témoignage d'Ingrid Bergman donné dans la biographie de Donald Spoto, The Dark Side of Genius (1983), la scène de rêve durait originellement 20 minutes environ. L'actrice se changeait en statue de Diane. Le producteur David O. Selznick, qui détestait les conceptions de Dalí, décida de minimiser la scène de rêve."

Bref, un cocktail parfait pour Hitchcock, qui nous délivre un thriller qui surprend à chaque scène ou presque, où les questions affluent tout du long, et dont on regrettera juste l'histoire d'amour tellement rapide qu'elle en est risible. Mais là n'étant pas le cœur de l'intrigue, ça n'est finalement pas si grave.

Un film efficace et qui n'a pas vieilli, si ce n'est quelques effets, admirablement porté par le couple Gregory Peck/Ingrid Bergman, celle-ci apportant sa lumière et sa vivacité aux ténèbres et à la passivité du premier.

Du grand Hitchcock.

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