Soirée bandelette chez Boris

Avis sur La Momie

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Il fut un temps où le film fantastique et d’horreur ne se jouait qu’à peu de choses, des acteurs charismatiques, quelques effets, une atmosphère et le tour est joué. De nos jours, cette momie première du nom ne fait certes plus peur mais elle demeure plus recommandable que le remake testostérone de Stephen Sommers.
Effets spéciaux derniers cris, grande envolée aux quatre coins de la planète, Sommers a sorti le grand jeu sous l’aval des studios Universal, satisfaits au point de commander deux suites et un film dérivé. Si Arnold Vosloo n’a aucun mal à devenir le nouvel Im-Ho-Tep sous bronzage numérique, le charme de ce grand Boris Karloff enveloppé dans ses vieilles bandelettes et un maquillage terreux opère encore surtout dans ses gros plans dominés par ses yeux phosphorescents hypnotiseurs.
Pas de sourire, des déplacements limités, c’est une poupée de terre de plus de 3700 ans qui revient chercher son amour réincarnée dans le corps d’une jolie métisse, Helen Grosvenor. Amour, dualité d’identité et meurtres, l’horreur tapie dans l’ombre naît à 90 % d’une frustration amoureuse aujourd’hui réalisable grâce à l’apport de nouveaux pouvoirs. Avec le manuscrit de Toth qui redonne vie aux personnes embaumées, Im-Ho-Tep s’aveugle d’amour et s’en prive jusqu’à son dessèchement fatal. Et ça, aucun effet spécial top niveau de l’usine ILM ne pourra remplacer le jeu d’acteur hanté de Karloff et de sa partenaire prise sous son joug.

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