👉 27 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Je sais pas si Clint parviendra à refaire un p'tit classique avant de clamser, mais ce qui est sûr c'est qu'il parvient régulièrement à sortir des bons petits films. D'ailleurs toute sa carrière est construite sur les bons p'tits films, je trouve ; je n'ai pas vérifié mais j'ai l'impression que je mets souvent 6 ou 7/10 à ses œuvres, de temps en temps il me déçoit et de temps en temps il pond un 'putain' de film.

L'intrigue est ici plaisante. j'avais un peu peur de le voir, j'avais cru comprendre que la Mule allait collaborer avec la police et je redoutais ce passage, à part lorsque notre héros se fait trop harceler là j'avais envie qu'il piège ces salopards ! Ben en fait, rien à voir, je ne sais pas d'où j'ai compris cela avant de voir le film... et pour le coup c'est pas plus mal, on suit ce personnage dont la caractérisation est bien exploitée et ce au travers de péripéties sympathiques. Le ton est léger, ce qui est bien, ça faisait longtemps que j'avais pas vu un Clint aussi jovial. n'empêche qu'on aurait voulu que les méchants soient plus présents, que la menace prenne aux tripes ; au final, le parcours de ce vieil homme paraît presque trop facile. J suis content que le personnage du flic ne soit pas trop exploité (on imagine facilement les mêmes tourments familiaux et donc des scènes redondantes), n'empêche qu'il sert assez peu à l'histoire si ce n'est pour l'aspect métaphorique.

En fait, en regardant juste l'histoire, j'ai pas l'impression que Clint essaie de nous dire un truc vraiment personnel mais qu'il veut simplement raconter une histoire sympa et étonnante (et dans la continuité de ses précédents films sur des personnages américains forts), mais quand on regarde le choix de casting on peut quand même se dire que le bougre chercher à se faire pardonner (c'est un peu faux cul, parce que ça reste un film qui lui a bouffé son temps) : caster sa propre fille dans le rôle de la fille dégoûtée (en plus, c'est la fille qu'il a le plus fait jouer dans ses propres films je crois) et Bradley Cooper qui incarne ce personnage qui va recevoir tous les bons conseils du vieillards (certains plans donnent vraiment l'impression d'une passation de flambeau) et dont le premier film a un air Eastwoodien...

La mise en scène est solide : le découpage fonctionne bien, Clint va à l'essentiel ; au niveau du montage, il parvient à s'attarder sur les petites choses de la vie, mais aussi sur la caractérisation de son personnage, ce qui rend le film plus touchant, plus humain (je crois que c'est le film le moins froid mais aussi le plus humain qu'il ait fait, je veux dire sans trop abuser d'effets mélo, du moins jusqu'au dernier tiers). La photographie est toujours plaisante, avec ce jeu d'ombre qui donne lieu à de si jolis cadrages. Les acteurs sont tous tip top et sobres dans leur jeu, seule Dianne Wiest se fait un peu plus remarquer mais ça reste une bonne prestation. La musique est bonne et souligne le côté comique et léger du film.

Bref, "The Mule" se regarde agréablement.

Fatpooper
7
Écrit par

il y a 3 ans

4 j'aime

La Mule
Sergent_Pepper
6
La Mule

Aging mule

Alors qu’il n’avait plus joué devant sa propre caméra depuis 10 ans (Gran Torino), laissant la place à d’autres personnage en phase avec sa représentation bien trempée du héros à l’américaine, Clint...

Lire la critique

il y a 3 ans

96 j'aime

4

La Mule
oso
5
La Mule

Le prix du temps

J’avais pourtant envie de la caresser dans le sens du poil cette mule prometteuse, dernier destrier en date du blondinet virtuose de la gâchette qui a su, au fil de sa carrière, prouver qu’il était...

Lire la critique

il y a 3 ans

80 j'aime

4

La Mule
-Marc-
9
La Mule

Sérénitude

Qu’as-tu fait, ô toi que voilà Pleurant sans cesse, Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà, De ta jeunesse ? Paul Verlaine, Sagesse (1881) Earl fait faillite. Tous ses biens sont saisis. Il ne peut se...

Lire la critique

il y a 3 ans

49 j'aime

Les 8 Salopards
Fatpooper
5

Django in White Hell

Quand je me lance dans un film de plus de 2h20 sans compter le générique de fin, je crains de subir le syndrome de Stockholm cinématographique. En effet, lorsqu'un réalisateur retient en otage son...

Lire la critique

il y a 6 ans

116 j'aime

33

Strip-Tease
Fatpooper
10
Strip-Tease

Parfois je ris, mais j'ai envie de pleurer

Quand j'étais gosse, je me souviens que je tombais souvent sur l'émission. Enfin au moins une fois par semaine. Sauf que j'étais p'tit et je m'imaginais une série de docu chiants et misérabilistes...

Lire la critique

il y a 8 ans

99 j'aime

43

Calvin et Hobbes
Fatpooper
10

Une fiction historique

J'avais beaucoup entendu parler de Calvin et Hobbes. Jusque là je m'étais refusé à acheter les albums car ceux trouvés en librairire sont franchement cher. Puis un jour, j'ai trouvé le tome 9 en...

Lire la critique

il y a 9 ans

80 j'aime

27