La foi justifie les moyens

Avis sur La Passion du Christ

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Dans la campagne proche de Jérusalem, un homme s’est retiré pour prier avec ses plus fidèles disciples. Il sait que sa dernière heure approche à grands pas. Mais avant la mort vient la souffrance, et les Romains qui s’approchent s’en feront les artisans. De la flagellation à la mort sur la croix, cet homme va endurer ce qu’aucun autre n’a jamais souffert et ne souffrira jamais. Mais cet homme n’est-il vraiment qu’un homme, comme s’obstinent à le penser les Romains ?

Un film qui déchaîne les passions

Si les Romains s’obstinent à ne voir en Jésus qu’un homme comme les autres, ils sont loin d’être les seuls, et c’est bien évidemment ainsi qu’une immense partie du public moderne l’envisagea à la sortie du film, et continue à l’envisager. C’est bien le signe de l’incompréhension monumentale que rencontre La Passion du Christ encore aujourd’hui.
Bien sûr, Mel Gibson sortit son film en connaissance de cause. Il jetait un pavé de taille dans la mare hollywoodienne, et il le savait pertinemment. Il n’oublia d’ailleurs pas de prévenir son acteur principal, Jim Caviezel, du déchaînement de haine qu’ils rencontreraient une fois le film réalisé, ce qui n’empêcha pas le futur interprète de Jésus d’accepter sans hésitation, en ayant conscience de se fermer ainsi les portes de la plus grande industrie cinématographique du monde.
Jésus lui-même (je veux dire le vrai) l’a dit à son époque : « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division » (Lc, 12, 51). Aujourd’hui encore, le Christ est un signe de contradiction majeur, et l’accueil du film par le public le révèle bien. Immense succès à sa sortie (et film indépendant le plus rentable de l'histoire du cinéma), il engendra deux camps a priori à peu près égaux en nombre, l’un détestant, l’autre adulant le film de Gibson. Il ne laisse en tous cas personne indifférent, ce qui est toujours un des signes avant-coureurs du chef-d'oeuvre...
Mais la polémique qui agite encore aujourd’hui le public ne tourne pas réellement autour du film : ce que la plupart des détracteurs du film contestent et attaquent, parfois violemment, ce n’est pas une simple œuvre cinématographique, c’est toute une religion. Car La Passion du Christ, c’est la mise en image de ce qui fait le cœur de la religion catholique : l’abaissement et la mort de Dieu sur une croix pour sauver l’humanité. Mel Gibson n’a jamais caché son catholicisme militant, et il l’illustre ici avec conviction. Le réalisateur est habitué à mettre tout son cœur dans ses films (L’Homme sans visage, Braveheart, Apocalypto, Tu ne tueras point), mais ici, il y met en plus toute son âme.

Sang pour sang ?

La Passion du Christ est donc avant tout un objet de foi avant d’être un objet cinématographique, et on ne peut certainement pas comprendre le film si on ne cherche pas à comprendre la religion catholique. La plupart des spectateurs non catholiques se sont trouvés profondément gênés par le spectacle d’un homme qui subit des humiliations en tous genres et s’en prend plein la figure, sans jamais pouvoir ni même vouloir – et c’est surtout cela qui choque – riposter et répondre à la violence. Si Jésus s’était lancé dans un jeu de massacre à la Kill Bill pour se venger, nul doute que ceux-là même qui reprochent au film sa violence auraient crié au chef-d’œuvre !
Mais non, face à ce qui semble être l’échec d’un homme, pour ne pas dire de toute une vie, face à la violence romaine, beaucoup se sont retrouvés perplexes. Comme, par exemple, M. Verhoeven, qui a avoué être choqué par la violence du film, lui reprochant sa gratuité, et son caractère excessivement sanguinolent. Il existe peu de choses aussi drôles que de voir l’hôpital se foutre aussi explicitement de la charité… Dans une interview, il déclare même que « dans La Passion du Christ, on ne rencontre pas de Dieu bienveillant ou de miséricorde. [Le Dieu de Gibson] n’est pas très éloigné de la cruelle divinité mexicaine Quetzalcóatl, qui exigeait en permanence des sacrifices humains. » Ce qui laisse supposer que le réalisateur hollandais n’a sans doute pas vu le film, ou qu’il a préféré choisir la voie du sommeil pendant sa vision…
La miséricorde de Dieu n’est pas présente dans le film ? Pourtant, tous ceux qui suivent le Christ dans le film sont ceux qui, à l’image de Marie-Madeleine, du soldat romain Malchus, soigné par Jésus, du bon larron, ou encore du centurion au pied de la croix, dont les conversions sont montrées plus ou moins explicitement, ont justement fait l’objet de la bienveillance et de la miséricorde de Dieu. Dénoncer la violence de La Passion du Christ est donc un parti-pris sans fondement, et d’autant plus ridicule lorsque c’est le « Hollandais violent » lui-même, guère réputé pour la subtilité de sa mise en scène de la violence, qui s’y colle.
Allez, encore un petit morceau choisi, parce c'est vraiment trop drôle : « les souffrances de Jésus, ce n’est pas le plus important. C’est terrible, mais beaucoup de personnes ont connu des fins bien plus horribles. Par exemple, en souffrant de maladies si terribles que six heures de crucifixion, c’est rien en comparaison, surtout si on est blessé, qu’on a perdu des membres. Des choses horribles arrivent dans le monde. Je crois que ce n’est pas le plus important. Le monde est plein de violence et de choses terribles. L’univers est un grand désastre. » Sans commentaires...

Antis et mythes : un film anti-Juifs ?

Avant d’aller plus loin, tentons de tordre le coup à un des clichés les plus virulents de l’époque sur le film de Mel Gibson : son antisémitisme supposé… Heureusement, ce reproche est aujourd’hui quasiment mort, la plupart des détracteurs du film ne voyant même pas ce qui pourrait faire penser que La Passion du Christ puisse être antisémite. Tarte à la crème de la bien-pensance actuelle depuis les événements de sinistre mémoire qui sont survenus en plein milieu du XXe siècle, l’antisémitisme est devenu le refuge de tous les débatteurs d’aujourd’hui, lorsqu’ils sont à court d’arguments, ou bien lorsqu’ils veulent ridiculiser leur ennemi, le rendre néfaste.
Bon. Mais où, dans ce film, Gibson fait-il preuve d’antisémitisme ? A aucun moment, en aucune façon, il n’attaque les juifs pour ce qu’ils sont, jamais il ne s’en prend à leur religion. Si le réalisateur fait des notables juifs les « méchants », ce n’est pas parce qu’il abhorre leur croyance, ce n’est pas parce qu’il déteste tout ce qui touche de près ou de loin à la foi juive. S’il attaque les dirigeants juifs ici, ce n’est pas pour leur appartenance ethnique ou religieuse (ce qui est un des fondements de l’antisémitisme, est-il besoin de le rappeler ?), c’est pour leur attitude hostile et méprisante envers le Christ. On remarquera au passage qu’il ne décrit pas tous les prêtres juifs comme les mauvais, étant donné qu’on voit deux prêtres non hostiles au Christ se faire virer du temple, en demandant ouvertement pourquoi tous les prêtres n’ont pas été convoqués… Mel Gibson nous montre donc bien que les seuls présents ici sont ceux qui sont hostiles au Christ, mais qu’il en existe de plus favorables.
De plus, ce qu’il montre lorsqu’il filme une foule de juifs en colère insultant Jésus, c’est simplement une foule d’hommes qui, à force d’agressivité, en viennent à oublier leur humanité. Ce qu’illustre le réalisateur ici, c’est simplement la tyrannie du nombre, le pouvoir d’une foule en colère. Ce n’est pas un peuple, ni même une religion, à laquelle s’attaque Gibson. Ce sont des hommes. Qu’ils soient juifs ne changent rien à l’affaire.
On n’oubliera pas non plus de mentionner que le film compte un certain nombre d’acteurs juifs pratiquants, à commencer par Maia Morgenstern, qui joue la mère de Jésus… Y a-t-il une seule chance pour qu’elle ait accepté de tourner un film qui irait à l’encontre de sa religion ?

Personnes d’intérêt

Avant de me lancer dans de grandes explications théologiques, qui achèveront de perdre les lecteurs bienveillants qui ont accepté de pousser leur lecture jusqu’ici, un petit répit pour parler de la forme du film. Car certains détracteurs, en plus de voir un film violent sans aucun fond (!), ne veulent voir dans La Passion du Christ qu’un film à la qualité cinématographique médiocre. Intéressons-nous donc un peu aux personnes qui se trouvent derrière ce film.
Pour commencer, John Debney, un compositeur méconnu, dont on ignore la plupart du temps qu’on lui doit les bandes originales de Kuzco, Iron Man 2, Le Livre de la jungle (2016), ou L’Âge de glace 5. Ici, sa partition inspirée est une splendeur de tous les instants. Ample et méditative à la fois, on croirait entendre un Zimmer des grandes heures, à la Gladiator. La musique de Debney est certainement pour beaucoup dans la réussite formelle du film.
La mise en scène de Gibson, elle, partage souvent les avis. Encore une fois, on me permettra de m’étonner devant ces gens qui acclament Guy Ritchie pour son style assez « tape-à-l’œil » (pas toujours désagréable, d'ailleurs), ses montages saccadés et ses ralentis sans finesse, mais qui tapent sur La Passion, lui reprochant exactement ce qu’ils adorent chez Ritchie. Ici, malgré ces quelques lourdeurs de mise en scène (mais jamais plus que chez le Britannique susmentionné, et qui sont parfois justifiées), Mel Gibson parvient à recréer l’ambiance du Jérusalem d’époque avec le talent d’un Ridley Scott pour la reconstitution historique. Du point de vue de la violence, celle-ci est certes omniprésente, mais la plupart du temps, elle reste hors-champ, et si vous avez vu du Tarantino, du Verhoeven, que vous avez aimé Game of Thrones ou Il faut sauver le soldat Ryan, rassurez-vous, vous avez déjà vu pire que la violence de La Passion du Christ… Le plus beau est sans doute que jamais violence n’a été moins gratuite qu’ici. Car Mel Gibson la justifie par la profondeur sans égale de son récit, et sait la valoriser juste ce qu’il faut pour mettre en avant la cruauté du martyre de son Dieu, mais sans aucune complaisance.
Le casting, lui aussi, est d’une perfection presque sans égale. Se basant sur le visage de Jésus tel qu’on peut le voir sur le Saint-Suaire, Mel Gibson en est arrivé à l’acteur le plus ressemblant au Christ que l’on aurait pu trouver : Jim Caviezel. Ce dernier semble être né pour incarner le Christ (sans jeu de mots…), et il est fort heureux qu’il ait accepté le rôle. De fait, son visage fait preuve d’une dignité et d’une sérénité incroyable, même au plus fort de l’abjection, qui sont là pour faire encore mentir M. Verhoeven : ce visage respire la bienveillance et la miséricorde tout au long du film. Dire le contraire, c’est affirmer qu’on a soigneusement rangé ses yeux dans son étui à lunettes avant de commencer le film !
Mais le reste du casting ne démérite pas, et si seule Monica Bellucci (lumineuse Marie-Madeleine, au jeu très intense) sort de l’anonymat, tous les acteurs, y compris les plus méconnus, sont d’une excellence qu’il convient de souligner ici. On ne peut pas ne pas parler de Maia Morgenstern, actrice roumaine qui joue Marie, la mère de Jésus, distillant une émotion qui devrait serrer le cœur de tous les spectateurs, en tous cas ceux qui n’ont pas fermé le leur par avance. Leur relation est peut-être la plus belle relation mère-fils qu’il m’ait été donné de voir au cinéma, parfaitement valorisée par un scénario écrit avec intelligence, sachant valoriser à leur juste valeur les plus grands moments du récit.
Et la photographie de Caleb Deschanel magnifie comme peu de films savent le faire cette relation, elle la restitue dans toute sa pureté et son intensité. La caméra nous montre avec une grâce infinie le lien étroit qui lie la mère et son enfant, tel ce plan poignant comparant Jésus tombant sous le poids de sa croix avec une chute de Jésus enfant sous les yeux inquiets de sa mère, et dans les deux cas, Marie se précipitant pour relever son fils. Mais Mel Gibson n’oublie pas de mentionner la vie humaine de Jésus, quoique de manière un peu courte, à travers des flashbacks où il nous offre des plans dévoilant toute la complicité qui peut exister entre une mère et son fils unique. En nous faisant entrer dans l’intimité de Jésus avec une telle pudeur, Gibson parvient à toujours garder le ton juste, là où il aurait pu exagérément mettre en avant la dimension humaine du Christ, en en faisant un homme comme les autres. Mais, en bon catholique, le réalisateur ne considère pas le Christ comme un homme quelconque, et si on veut vraiment comprendre le film, on ne peut pas ne pas se pencher sur la question de la divinité de Jésus.

En toute bonne foi

Bon, c’est bien de tout justifier par la religion ; maintenant, il faut l’expliquer, et je m’excuse d’avance si cette partie fait un peu trop « cours de théologie ». Elle n’en est pas moins capitale pour comprendre (ou au moins pour essayer de comprendre) le film de Mel Gibson. Car ce que montre La Passion du Christ, c’est le centre même de toute une foi.
La première chose à vraiment comprendre, c’est que les catholiques ne voient pas en Jésus un simple homme : Jésus, c’est Dieu lui-même. En effet, selon la religion chrétienne, Dieu, être infini par excellence, s’est abaissé jusqu’à prendre, non seulement l’apparence, mais aussi le corps physique entier, donc fini, d’un homme. Là où la plupart des spectateurs voient la souffrance d’un homme, Mel Gibson, ainsi que la part catholique de son public, voient la misère d’un Dieu qui s’est lui-même abaissé à revêtir une enveloppe charnelle.
Il reste donc la question la plus importante : pourquoi ? Qu’est-ce qui aurait pu pousser Dieu à descendre ainsi s’incarner sur Terre et souffrir le martyre le plus atroce qu’un homme ait jamais connu ? C’est là vraiment l’essence même de la religion catholique, et donc aussi l’essence profonde du film. Refuser de comprendre cela, c’est refuser de comprendre La Passion du Christ. Il faut dès lors s’intéresser à une autre notion inhérente au catholicisme : le péché. Pour l’Eglise catholique, c’est pour racheter l’homme du péché que Dieu s’est incarné en la personne de Jésus-Christ. Par le péché (et pour trouver son origine, il faut remonter jusqu’à Adam et Eve, premiers hommes à s’être détournés de Dieu), l’homme se tourne vers lui-même, et fait en quelque sorte de soi un Dieu. L’homme, être imparfait et fini, se sert lui-même et non plus Dieu, être parfait et infini.
Et c’est le démon, que Mel Gibson nous montre pendant tout le film, qui est l’artisan de cette chute de l’homme. Là encore, le public non catholique aura sans doute été extrêmement hermétique à la représentation du diable. Pourtant, c’est toute l’horreur que constitue le péché, c’est tout le mal des hommes qu’il incarne (on remarquera qu’il se trouve toujours au milieu de la foule hystérique), et le symbolisme employé par Gibson fonctionne parfaitement dans cette voie. Dans la pensée chrétienne, l’homme, poussé par le diable, s’était donc à ce point détourné de la loi et des commandements de Dieu, qu’au lieu de punir tous les hommes, Dieu a préféré prendre sa place afin de rappeler à l’homme jusqu’à quel point il l’aime, et lui faire ainsi détester le péché et le démon, puisque c’est le péché qui a poussé Dieu à accepter des souffrances aussi atroces et à les offrir à la vue de l’humanité coupable. La passion de Jésus et sa mort, c’est donc, pour les catholiques, le plus grand acte d’amour qui ait jamais été fait, c’est le rachat des fautes de tous les humains sans exception par la souffrance d’un Dieu : la voilà encore, votre bienveillance et votre miséricorde, M. Verhoeven ! Elle est présente dans tout le film… Si Gibson, à la suite de son Dieu, nous montre le martyre subi par ce dernier, c’est aussi, à son tour, pour nous faire détester le péché au plus haut point, et nous faire ainsi ressentir l’amour immense qu’un tel Dieu ressent pour son peuple, et qui le pousse à s’abaisser aussi bas. C’est là le but de toute cette violence qui, n’en déplaise à certains esprits chagrins, ou sensibles, n’est jamais gratuite. Rarement violence n'a été si bien utilisée à l'écran...
En nous montrant ce spectacle éprouvant – et émouvant – d’un homme qui subit volontairement (il le dit clairement à ses disciples : « Personne ne me prend ma vie, c’est moi qui la donne librement ») toutes les humiliations que les Romains s’amusent à lui infliger, Mel Gibson cherche à créer une vraie compassion chez son spectateur. Il cherche à nous faire prendre en pitié un homme qui a accepté toutes ces souffrances parce qu’il était beaucoup plus qu’un homme, parce que ce Dieu voulait que nous ayons pitié de lui, comme lui a pitié de nous, afin que nous soyons prêts à marcher derrière lui. Comme Simon de Cyrène, qui l’aide à porter sa croix, ayant pitié de cet homme que les Romains traitent avec un mépris sans bornes ; comme Marie-Madeleine, qui suit Jésus, parce qu’il lui a pardonné les fautes que les hommes refusaient de lui pardonner ; comme le bon larron, qui corrige son « confrère », en lui faisant valoir que, si leur condamnation à eux est juste, parce qu’ils avaient commis des fautes punissables par la loi en toute connaissance de cause, la condamnation de Jésus est parfaitement injuste, puisqu’il n’a rien fait qui mérite d’être puni par les hommes. C’est volontairement que Jésus est allé à la mort, et il l'a fait pour sauver tous les hommes. Et si ce mystère est trop grand pour le rationalisme de nos esprits contemporains, il faut bien comprendre que c’est lui qui anime le film entier de Mel Gibson, et que sans lui, on passe complètement à côté de ce film.

Le chef-d’œuvre méconnu

Ce que Gibson cherche à illustrer par ce film, c’est donc l’amour illimité d’un Dieu qui n’hésite pas à s’humilier, volontairement, de la plus vile des manières, pour nous sauver. Voir dans ce film une violence gratuite et inutile, c’est tout simplement ne rien comprendre à La Passion du Christ. Malgré l’historicité des événements, ce que Mel Gibson a fait ici, ce n’est pas un quelconque péplum plus ou moins historique, c’est un film profondément catholique. C’est évidemment ce qui dérange le plus ses détracteurs, qui perdent leurs repères face à ces événements qui dépasse toute compréhension humaine. Mais c’est aussi le fait d’avoir su restituer avec une telle grâce et de manière aussi complète le mystère fondateur de la foi catholique, qui fait de La Passion du Christ le film le plus personnel et le plus achevé de Gibson. C’est ce qui en fait un film hors-normes, par sa capacité à déstabiliser ses adversaires, mais aussi à susciter l’empathie et la compassion du spectateur qui accepte de regarder ce film sans préjugés et avec bienveillance.
Alors, non, La Passion du Christ n’est pas l’erreur de parcours de Gibson. La Passion du Christ, c’est son plus grand chef-d’œuvre.

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