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Burton pieds et poings liés ? Pour le meilleur ou presque !

Bien sûr, ce film ne ressemble pas du tout aux autres de Tim Burton. Et sans doute est-ce la raison pour laquelle je l’ai tant apprécié — après avoir adoré les films de Burton, je dois dire que j’en suis bien revenu. J’aurais bien voulu coller à cette Planète des singes une meilleure note encore, mais ce n’aurait pas été honnête, tant j’ai trouvé la fin invraisemblable et bâclée.

À l’évidence, Burton n’a pas pu faire du Burton. J’ignore quelle a pu être la part du réalisateur dans l’écriture ou le remaniement du scénario. Toujours est-il que le film m’a vraiment donné l’impression que Burton avait cherché à se venger des contraintes pesant sur la production. Comment ? En faisant de son « héros » un odieux et parfait connard. Ce mec impulsif et irresponsable, égoïste et stupide est une calamité ambulante. Chacune de ses actions débouche sur une catastrophe.

Malgré les ordres, Monsieur veut porter secours à son chimpanzé en prenant des risques inconsidérés. Résultat ? Ses coéquipiers vont tout faire pour le sauver à son tour, et le résultat sera… cette planète dominée par des singes opprimant les descendants des astronautes. À la fin du film, alors que Triple Buse a l’occasion de vivre sur une planète pacifiée où singes et humains ont décidé de se réconcilier et de vivre en harmonie, ce crétin, qui ne se rend pas compte de la chance qu’il a de pouvoir vivre une telle expérience, choisit de retourner sur Terre sans un instant se poser de questions. Ce faisant, il est peut-être à l’origine de l’arrivée du général chimpanzé avant lui (avec tous les sauts dans le temps qui se produisent dans le film en raison d’une tempête magnétique dans l’espace, ou quelque chose comme cela). En tout cas, s’il était resté, peut-être Crétin des Airs aurait-il pu faire quelque chose pour arrêter ce chimpanzé belliqueux avant qu’il organise sur Terre la prise du pouvoir par les singes.
Entre-temps, il se sera comporté de manière parfaitement égoïste, ne songeant qu’à sa pomme et refusant d’aider ses congénères à se libérer de la domination des singes, malgré leurs demandes. Il ne se battra à leurs côtés que lorsqu’il n’aura plus d’autre choix, après avoir constaté son incapacité à quitter la planète. Et encore, manifestement pour sauver sa peau de l’attaque des singes. C’est tout.


Il y a quelque chose de réjouissant à cet acharnement de Burton sur son personnage, ce minable. Parfaitement lisse et creux dans ce film, Wahlberg est parfait pour le rôle. Les maquillages des singes sont très réussis, et Tim Roth compose un général Thade des plus charismatiques.

Dinozor
7
Écrit par

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