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La Planète des singes : Suprématie par Sid380

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Ce troisième et dernier volet (pour l'instant) de cette nouvelle trilogie commencée en 2011 sur La Planète des Singes, s'offre une conclusion sombre et noire sur l'avenir de l'humanité mais réussie.

Vendu comme un gros film de guerre, qu'il n'est pas, c'est plutôt une odyssée intérieure de la part de César véritable chef biblique qui va se confronter à ses démons (Koba, le méchant du précédent film) et à ce colonel joué sobrement par un Woody Harrelson surprenant.

Les scènes d'action sont plutôt reléguées au début et à la fin, mais ce n'est pas vraiment ce qui intéresse donc Matt Reeves et le résultat n'est jamais ennuyeux malgré la durée du film.

Il faut souligner des singes de plus en plus réalistes en performance capture, on pensait avoir atteint des sommets avec le précédent épisode, il est surpassé ici, mais les singes ne seraient rien sans le jeu des acteurs dont un formidable Andy Serkis qui mériterait à lui seul un Oscar.

Le film aborde plusieurs genres, mais s'intéresse donc au cheminement de César et celui du Colonel, à ce titre il est évident que Reeves donne de nombreux références explicites à l'Apocalypse Now de Coppola, l'ombre du Colonel Kurz que joue Brando chez Coppola plane constamment sur celui du Colonel qui n'a pas de nom avec plusieurs gestuelles et références.

Si le film ne fait pas directement le lien encore tout à fait avec les versions des années 60, il explique comment l'homme est redevenu sauvage et muet notamment. Ce dernier volet ose plusieurs choses donc dont une partie "Grande Evasion" où l'humour peut gêner mais est bienvenu.

Pour les autres acteurs, mention spéciale au nouveau personnage Rocket qui est bien introduit et la jeune Amiah Miller seule "humaine" du film ce qui n'a pas du être évident pour l'actrice de jouer au milieu des acteurs en combinaison de performance capture.

Enfin, les scénaristes donnent une fin osée, mais logique, à César avec une superbe dernière séquence quasi biblique, César = Moïse carrément, c'est plus qu'évident.

Avec un score plus en retenue de l'infatigable Michael Giacchino et malgré une 3D assez dispensable, La Planète des Singes - Suprématie est une superbe conclusion à une des meilleures franchises, trilogie de ces dernières années, en attendant peut être d'autres films pour voir comment la population simiesque va s'organiser.

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