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La Rafle par Latrouille

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Antisémitisme, féminisme, écologie, culture, festivals de world music, possession d'armes à feu, niqab ou encore interdiction de la fessée, notre société occidentale moribonde agite encore, de façon faiblarde, et à peine éhontée, l'illusion de s'offusquer des aberrations qu'elle a enfantées. C'est parfois bien fait, avec finesse, et sans Sylvie Testud. Mes errances cinématographiques m'ont par hasard déporté dans un grand cinéma où j'ai assisté bien malgré moi à « La rafle » dont on aimerait taire le nom de la réalisatrice, par respect pour sa mémoire.
Il fallait bien offrir à Gad Elmaleh un rôle dramatique. Entre deux sketchs sur les portables et les chaussures de ski, Gadounet voulait faire pleurer dans le pop-corn. Le « Clair de Lune » de Debussy, à grands renforts de violoncelle m'aurait presque mouillé les yeux pour le final.
Servi par une tripotée d'acteurs français plus habitués au théâtre, suintant le vaudeville, les films de costume et le titi parisien, « La Rafle » s'inscrit dans la grande tradition du mauvais cinéma français de ces 20 dernières années. Retenons la performance de la réalisatrice qui est d'avoir envoyé cette insupportable Testud valser dans les cordes avec la Faucheuse dans le 1er acte.
Côté marmaille, on a encore rafistolé les chaussettes déjà trouées à maintes reprises. Et des chaussettes qui puent... Avez-vous remarqué à quel point les enfants sont insupportables au cinéma ? On te ressert du Morange et du gamin de moins de quatre ans qui zozotte un peu pour que ce soit mignon que c'en est insolent. J'en tire plusieurs propositions pour changer le titre du film, d'ici à la sortie en DVD : « Les Choristes au vélodrome », « On a déporté le petit Nicolas », ou encore « Vel d'Hiv sa mère ».
Un peu de dignité ne ferait pas de mal. On n'est plus dans le devoir de mémoire, mais dans le commentaire de texte, dans la chorégraphie d'acrogym avec figures imposées. Et la pyramide humaine, sur le finish, est un peu bancale...

Dans la lignée de "La Môme", Roselyne Bosch brasse désespérément dans la fosse septique du cinéma, espérant pourquoi pas rafler le César du meilleur décor. C'est ce qu'on fait quand on est moche et qu'on pue : on se maquille et on se parfume.

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