Cor meum glaciei

Avis sur La Reine des Neiges

Avatar Aռɢɛ LօʀƐʟɛɨ̈
Critique publiée par le

À ne pas lire. Merci.
Attention âmes sensibles, spolier est bien évidemment de mise.

« - Dis maman, il y a un Disney avec de la neige qui est sorti.
- Quoi ! De la neige, dit-elle avec un mélange de surprise et d’enthousiasme, prenant son manteau et ses clés. Allez, dépêchez-vous. »

En entrant dans la salle de cinéma, quelle joie d’entendre des dizaines d’enfants jouer et quel plaisir de voir des personnes de tous les âges, seules ou accompagnées, prouvant que « Non, les dessins animés sont pour tous les âges. » et à ceux qui me disent aujourd’hui que ce n’est pas le cas, je suis désolée pour vous que vous ayez perdu votre âme d’enfant :(. vous soufflant discrètement de la poussière de fées pour vous faire envoler au pays imaginaire retrouver votre enfance

S’asseyant au fond de la salle comme toujours pour plus de discrétion entre elle et mère, le silence régna dès que les ténèbres s’installèrent.
Mon dernier Disney en date chez les Princesses étaient « La Princesse et la Grenouille », ayant loupé « Raiponce », qui est très bon en passant, j’aimais par-dessus tout la nouvelle voie qu’avait pris Disney dans ses réalisations et c’était mon premier film d’animation en 3D.

Dès les premières images, un frisson traversa tout mon corps, et la chanson « Le Cœur de glace » me transcenda, j'étais conquise dès les premières images d'une beauté violâtre. Beaucoup disent que les images de synthèses ont détruit l'animation, mais non, c'est une seconde jeunesse d'une possibilité limitée par la simple imagination comme l'était l'animation avant, le regret c'est de n'avoir pas garder les deux. Les détails des décors, des flocons de neiges avec leur spirale de cristaux de glace éblouissants ne peuvent démentir la puissance des images de synthèses ainsi que l'animation fluide et les plans d'ensemble.

Un passage vers les aurores boréales et nous voilà au château d'Arendelle, petit comparé aux autres châteaux de chez Disney, mais plus réaliste, plus chaleureux. Dans lequel on retrouve deux très mignonnes petites princesses Elsa et Anna, après faut dire que le character design est fabuleux, et oui il est trop beau pour être réaliste, et alors ? se rend compte qu'elle s'égare Décidant d'aller jouer, dévoilant les pouvoirs d'Elsa dans un duo complice fraternelle et magique mémorable jusqu'au drame où Elsa blesse Anna avec sa magie créant au passage une très belle mèche de couleur. Blessure qui hantera tout au long du dessin animé Elsa et la mort des parents aller voir les gorilles avec Tarzan glaça son cœur d'une douleur et se renferma sur elle malgré qu'Anna ne lui en veuille pas du tout.
Je vis sa main se crisper de plus en plus sur le repose bras et décida de mettre la mienne dessus et elle se détendit.

Ensuite, vient le « Renouveau », nouvelle chanson, le palais renait, Elsa sort enfin de sa chambre, la peur au ventre, peur de ne pas arriver à se contrôler, peur de la différence, peur de faire encore du mal, peur de ses sentiments, des peurs qui nous parlent, même en étant princesse elle ne disparait jamais.
Puis vient la rencontre du traditionnel prince charmant, et là mon enthousiasme diminua. Retournons vers les deux princesses qu'Anna essaye de dégeler l'atmosphère avec sa sœur créée par l'accident et elle y arrive grâce au chocolat. ah le chocolat toujours là quand il faut
Arrive alors le prince charmant et leur idée de mariage, à cet instant Elsa reprit son rôle de grande sœur protectrice et presque maternelle, toujours charmante, et disant des propos justes mais qu'Anna n'accepte pas et elle se met malgré elle en colère et dévoile ses pouvoirs à l'assemblée. Elle se fait insultée de monstre par les nobles et le peuple et s'enfuit. La Reine des Neiges est née et de l'hiver éternel.
Elle me serra très fort la main à chaque énonciation du mot « monstre ».

Puis vient la fameuse chanson « Libérée, Délivrée », qu'une partie des spectateurs chantés en même temps, de tout âge et qui réveilla tel un torrent mon enthousiasme gradué par le magnifique palais des glaces qu'Elsa édifia. Devant mes yeux s'éleva un vrai château de conte de fée et une magnifique robe à en faire pâlir tous les grands couturiers.
Je sentie son cœur battre fortement tout au long de la chanson à travers sa main pendant que je jouais de mes doigts sur les siens.

Nous suivons les aventures d'Anna à la recherche de sa sœur, seule parmi tous à ne pas la considérer en monstre. Rencontrant Kristoff (antipathique à premier abord) et Sven son renne qu'elle réussit à convaincre de l'aider. On y suit une jeune femme qui n'a de princesse que son titre et cela est agréable. Mais Trèves de badinage, ils rencontrent ensuite un bonhomme de neige, Olaf, le « sidekick rigolo », genre de personnages que je n'aime pas trop, car ils ne me font pas rire, mais celui arrive à me toucher et sa chanson « En été » est tellement folle qu'elle est plaisante.
Continuant de jouer de mes doigts jusqu'à lui faire avoir la chair de poule.

Un détour vers les nobles qui nous montre qu’ils n’en veulent pas du bien à la Reine responsable de la glaciation. Péripéties après péripéties Anna et ses comparses arrivent au merveilleux palais de glace et s’en suit une discussion entre les sœurs, Elsa voulant les protéger de ses pouvoirs invoque un golem pour les chasser. Kristoff remarquant l’expansion de la blancheur des cheveux d’Anna, il décide d’aller voir les « petits » trolls. Ils lui révèlent que seul un geste d’amour tendre et sincère pourrait dégeler son cœur. Le prince charmant servirait-il enfin à quelque chose dans cette histoire.
Lui s’ayant perdu au château de glace combattant le golem de neige et voulant retrouver la Reine qui se fait attaquer par les hommes du noble vu précédemment. Il l’arrête avant qu’elle ne blesse quelqu’un, elle si résigne, se fait assommée par le lustre de glace et se réveille dans son palais natal.
Trop d’émotion d’un coup, Anna en danger, Elsa surement aussi, c’est captivant et pour ne rien arranger elle se rend compte des dégâts qu’elle crée dans son anciennement magnifique royaume aujourd’hui recouvert d’un manteau glacé.
Elle fit un léger mouvement chatouillant la paume de ma main me créant un frisson et je me repris et jouant avec ses bagues.

Voilà qu'Anna s'éteint par la froideur de son cœur, vite, vite de retour au château d'Arendelle, le prince charmant doit la guérir, moment souvent attendu de tous, mais loin de mes attentes et la scène du baiser arrive, la salle s'extasia et moi je détournai le regarde vers elle lui faisant un léger sourire rempli de déception. Cette dernière fut de courte durée, car la surprise fut de mise, le baiser n'est jamais arrivé et le prince charmant se transforma en ignoble homme avide de pouvoir et de méchanceté. Quelle joie, quel plaisir que ce moment détruisant le mythe du prince charmant, ce qui avait commencé comme un conte Disney classique se transforma en un nouveau et rafraichissant conte.
Lui offrant un sourire épanoui et plein d'espérance.

(je vais finir vite, ne vous inquiétez pas)

Anna de son côté se meurt, Olaf essaye de garder le sourire, mais fond également près du feu, Elsa se libère. Kristoff comprend qu'il aime Anna et brave la tempête pour la retrouver. Le prince charmant blesse Elsa de sa méchanceté royale. Puis vient la scène fatidique où Anna se change en glace, gardant toute sa beauté par ailleurs, moment dur, les frissons montent dans la salle, Elsa l'enlace ravagée, anéantie, comme mon cœur glacé. Elle tenait ma main fermement me faisant légèrement mal. Elsa les larmes coulant, Anna commençant à dégeler et à la fin elles s'enlacent comme nos mains. Pour moi cette scène reste la plus belle actuellement que j'ai vu au cinéma, elle représente un amour fraternel plus fort que tout et surtout plus fort que la glace.

Puis le retour à la normal, le bal peut enfin avoir lieu, Elsa la Reine des Neiges n’est plus un monstre, mais la vraie reine, Kristoff et Anna s’embrasse, Olaf revient avec son petit nuage personnel lui permettant de vivre sous le soleil et la scène finale avec Elsa et Anna faisant du patin, mains dans les mains et Arendelle s’éloignant.

La réaction des gens n’est pas très bonne dans la salle, les enfants sont conquis, certains adolescents et adultes aussi et moi je le fus et je le suis encore. Au pays de mes Merveilles, la neige est reine.

Quel bel amour fraternel ♥.

Merci pour cette grande VF, je vous conseille d’ailleurs les versions chinoises et japonaises qui sont très belles et un peu moins la version anglo-américaine, aillant du mal avec « Let it go » d’Idina Menzel. La 3D est belle.

À la sortie de la séance, un vent glacial me prit de cours à toute autre pensée, me glaçant de la tête aux pieds, mon esprit était encore plongé dans l’univers et avant que je n’ai le temps de me réchauffer, elle m’étreignit et partagea sa douce chaleur. Et comme cela aurait été le cas dans un mauvais téléfilm de Noël, il commença à neiger, beauté éphémère d’un conte éternel.

L’enlaçant tendrement, restant figée, gelée regardant ensemble la neige tomber sur nos visages, voyant ses yeux étincelés de mille feux, ses pommettes rougeoyantes de cristallins, la chaleur se délivrer de mon cœur chantant la chamade vers cette petite liberté entreprise par ces quelques mots et terminant en faisant une révérence au monde de la critique publique pour ma première et unique intervention. Séchant ses larmes perlées par le froid, nous partîmes rejoindre Arendelle pour de plus belles aventures.

Après trois visionnages au cinéma et les nombreux revisionnages plus tard, toute la magie et le plaisir restèrent inébranlables, merci Elsa, merci Anna, merci Disney. Espérant beaucoup de l’évolution du personnage de Elsa dans la suite.

Ébauche écrite en décembre 2013, rééditée en 2015.

Au plaisir de vos lectures et ne prenez pas froid ! :). Votre très humble servante, Ange ♥.
(l’ambiguïté est maitresse du mystère)

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