Paraît que le bouquin est mieux. Ça doit être le livre de la décennie alors.

Avis sur La Route

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2000-et-quelques A.D, la Terre est toute cassée. Comme par hasard ! Évidemment, à chaque fois que quelqu'un fait une connerie qui aboutit à la quasi extinction de la race humaine, personne ne sait réellement ce qu'il s'est passé. Certains on vu une lueur blanche dans le ciel, et après coup, toute la planète était recouverte de cendres. Aucune explication n'est donnée sur l'origine de la catastrophe, alors chacun choisira. Enfin, en général c'est toujours la Bombe Atomique le bouc émissaire. Quoique la thèse de la grosse météorite dans la tronche des méchants humains qui font rien qu'à sur-exploiter la Terre en violant Dame Nature est tout à fait plausible. Quoiqu'il en soit, environ 10 ans après cet incident fâcheux, les villes sont en ruines, toutes les espèces animales ont disparu de la surface du globe, 99.9999999999% de la population humaine est tragiquement décédée de mort et les rayons du soleil n'arrivent pas à traverser l'atmosphère terrestre saturée de cendre et de poussière. Et au milieu de tout ce bordel, un père (Viggo Mortensen) et son fils (Kodi Smit-McPhee) tentent de tracer leur route vers la côte la plus proche des Etats-Unis d'Amérique.

Amateurs de films d'actions où les coups de feu priment sur les dialogues, passez votre chemin ou rangez vos flingues et ouvrez vos cœurs : La Route n'a pas vraiment de scénario. On est plutôt en présence d'une histoire basée sur la relation entre un père et son fils, leurs souffrances, leurs choix, leurs moments de joie éphémères. Si vous n'êtes pas sensibles aux messages transmis, vous risquez de trouver le film ennuyeux car les scènes épiques ne sont pas prévues. Peut-être vous rabattrez-vous alors sur les décors plutôt époustouflants qui, sans atteindre les prouesses techniques de 2012, parviennent à poser une ambiance d'extrême désolation à mon goût rarement vue au cinéma.

La Route n'est certes pas un film parfait, mais malgré quelques passages parfois un peu longuets et les inévitables flashbacks "d'avant la catastrophe" et "de juste après la catastrophe mais qui renvoie à un instant clé de la psychologie des personnages comme par exemple ce qu'est devenu la mère (jouée par Charlize Theron)" inhérents au genre, les sentiments transmis par les deux protagonistes sont tellement forts qu'ils poussent un peu à réfléchir sur le sens du mot Humanité, sans toutefois tomber dans l'écueil du manichéisme pur et dur. Propos d'ailleurs illustré à la perfection lors de la rencontre avec un vieil homme (dont l'interprétation par Robert Duvall est à tomber) qui permettra aussi d'aborder succinctement la relation qu'ont les Hommes avec Dieu. Détail amusant, on ne connaît le nom d'aucun des personnages sauf celui du vieil homme : Ely. Tiens, un peu comme dans un film récent, malheureusement complètement pourri lui...

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