Marcher, toujours

Avis sur La Route

Avatar AlexLeFieutard
Critique publiée par le

Bien que le film prenne vie à la suite d’un cataclysme inconnu, son sujet est profondément humain. Son titre le confirme. La route, c’est ce qu’il reste à l’Humanité dans son désir de survie. L’arpenter, la suivre, à la recherche d’un lieu dont on ignore l’existence, sans jamais s’arrêter. Parce que s’arrêter, c’est mourir.

Le film est monochrome, envahi par ce gris morbide, invincible, tuant à petit feu ceux qui restent. Et il est muet, ou presque. Les mots et les idées ont pratiquement disparu pour faire place à la faim, à l’inconnu et à l’instinct. A l’instar du pianiste de Polanski, l’homme et son fils marchent à la recherche de nourriture et d’un abri, tout en se cachant de la menace inhérente à ce nouveau monde : la sauvagerie et ceux qui l’ont adoptée.

Au travers d’une mise en scène humble dans des décors apocalyptiques terrifiants de réalisme, le film traite d’un sujet simple et célèbre : qu’est-ce que l’humanité ? Qu’a-t-on fait lorsqu’on l’a perdue ? Que doit-on faire pour la conserver ? Et à quel prix ?

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 192 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de AlexLeFieutard La Route