Un long chemin vers la déprime.

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Un père et son fils errent sur une terre post-apocalyptique. Ils poussent leur caddie sous un ciel gris, parcourant des paysages sombres, le soleil a disparu, les arbres se déracinent tout seul et les cannibales ont la dalle.

Le film est aussi crasseux que les paysages qui défilent sous nos yeux, au rythme des pas des protagonistes, mais est aussi long, que leur progression. Certes, cela fait réaliste, tout en étant pessimiste sur le futur de notre planète, dont on ne connait pas la raison de ce changement climatique.
On se doute que le responsable de ce cataclysme, c'est l'homme. Il n'a pas respecté sa terre, il en a abusé, avant de l'user et récolte le fruit de son erreur. A moins que cela soit dieu, qui les punit de ne pas avoir su en prendre soin. Les deux interprétations se valent, avec un avantage pour la suivante, vu les images et références bibliques qui sont parsemés de temps à autre.

Pas évident d'accrocher à ce film, ce père paranoïaque, qui flirte avec le suicide, dont on comprend la douleur, avec sa femme qui a préféré disparaître, ne pouvant affronter ce nouveau monde, le laissant avec leur fils, plus optimiste, il ne voit pas le mal partout, il veut aider, il s'émerveille d'une lumière artificielle, il a envie de vivre, lui.
Sa lenteur est difficile à vivre, comme le regard à la limite de la folie de Viggo Mortensen, un regard qu'il a du début à la fin, avec sa femme, comme avec son fils, aucune différence, ni évolution, il est linéaire, il en devient inintéressant, et tout se focalise sur Kodi Smith-McPhee, qui s'en sort mieux.
Charlize Theron n'apporte rien lors de ses rares passages, sa blondeur n'illumine même pas le film, trop fade pour être intéressante. Robert Duvall méconnaissable, c'est tout ce que j'en retiens. Garrett Dillahunt se spécialise dans le salop redneck de courte durée. Michael Kenneth Williams, seul noir du film, joue donc un voleur, évidemment....Guy Pearce ne vaut plus rien depuis "Memento", c'est dire....il continue à se camoufler ou se faire des têtes différentes, en espérant faire "une performance", au final, il reste fade.

La fin finit de m'assommer, les bons chrétiens s'en sortiront, les autres.....Puis la longueur et la noirceur du film, n'arrange rien, c'est pesant et lourd, ça tourne un peu dans la vide, la beauté des plans ne le sauve pas. Le livre semble plus profond, au moins cela donne envie de le découvrir, le film aura au moins servi à ça.

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