Affiche La Rue de la honte

Critiques de La Rue de la honte

Film de (1956)

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L'impasse des sans avenir

Avec La Rue de la honte, Kenji Mizoguchi abandonne toutes visions romancées de la geisha car l’heure n’est plus au sentiment : il plante sa caméra au cœur du quartier rouge de Yoshiwara pour relater, tel un documentariste, le quotidien de ces femmes dans le Japon de l’après-guerre. Cette sobriété de ton lui est nécessaire pour transcender son sujet, transformant aussi son ultime... Lire l'avis à propos de La Rue de la honte

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Kalopani ·

L'hypocrisie sociétale

Ultime oeuvre de Kenji Mizoguchi qui décèdera d'une leucémie peu après, La rue de la Honte nous emmène au coeur du quartier des plaisirs de Tokyo, où une nouvelle loi discutée au parlement et prévoyant l'interdiction de la prostitution provoque l'inquiétude. Mizoguchi dresse le portrait de quelques prostitués vivant dans ce quartier, où Mickey, une nouvelle employée sans... Lire l'avis à propos de La Rue de la honte

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Docteur_Jivago ·

Splendeurs et misères des courtisanes

Ultime film de Mizoguchi, véritable maître de l'âge d'or japonais, qui toutefois appartenait à la génération d'un Naruse et d'un Ozu (qui moururent quelques années plus tard) plutôt qu'à celle d'un Kurosawa (qui mourut bien plus tard). Pour cette Rue de la honte, le cinéaste retourne à son noir et blanc chéri (la couleur arrive tardivement chez Mizoguchi et le temps de quelques films, dont le... Lire l'avis à propos de La Rue de la honte

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Krokodebil ·

Est-ce ainsi que les femmes vivent ?

Kenji Mizoguchi réalise entre 1922 et 1956 près d’une centaine de films. La Rue de la honte est son ultime réalisation. En brossant le portrait de cinq prostituées dans le Tokyo d’après-guerre, Mizoguchi remet sur le tatami une thématique qui aura été le fil rouge de sa filmographie : le statut des femmes japonaises et en particulier celui des geishas. Les éditions Caprici... Lire l'avis à propos de La Rue de la honte

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Théloma ·

Red lights

Mizoguchi filme ici un Japon plus moderne et plus féminin : il parle ici d'une maison close, des filles qui la font tourner, des différentes histoires qui les ont poussées à y entrer, et de leur position vis à vis d'une loi en discussion au parlement qui interdirait la prostitution. Outre les portraits touchants, précis, réalistes - comme toujours chez Mizoguchi - l'approche cinématographique... Lire la critique de La Rue de la honte

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EIA ·

Le Triomphe de L'Ame Humaine!

La grande force du cinéma japonais se situe dans le fait que, de tout temps, chaque période historique marquante de l’archipel ait connu une période faste dans sa création artsitique.C’est en effet dans ses soubresauts mémoriaux les plus sombres que les plus grands noms du 7éme art ont accompagnés sa difficile reconstruction identitaire. Cette marque de fabrique, si elle a pu pâtir de la... Lire la critique de La Rue de la honte

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Jack L'Eventreur ·

Critique de La Rue de la honte par Alligator

Mon premier Mizoguchi. Une découverte pas vraiment bouleversante mais bigrement bandante, dotée de grands atouts qui donnent un goût de reviens-y. Pas de doute, le bonhomme derrière la caméra a du cinéma et son univers, sa manière sèche, austère, simplissime de filmer. Mais ses personnages sont fouillés, puissants, réels. Les actrices ici offrent d'étonnantes et superbes compositions. D'une... Lire la critique de La Rue de la honte

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Alligator ·

Mizoguchi, le défendeur de la cause des femmes.

Pour son ultime film et le premier que je voie de lui, Mizoguchi rend hommage aux femmes et traite d'un problème récurrent dans les bas-fonds du Japon après la seconde guerre mondiale : la prostitution. Certaines font ça pour l'avenir de leur enfant, mais en sont ingratement remerciées. "Nous ne sommes ni des voleurs, ni des criminels, nous ne pouvons vivre qu'avec mon métier." L'un des plus... Lire la critique de La Rue de la honte

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MrOrange ·

La fin d'un monde.

Dans un quartier de Tokyo, des femmes de plaisir se vendent aux passants, alors qu'au même moment, une loi limitant la prostitution est en passe d'être votée. Ce qui est pour elle une catastrophe absolue, car elles sont déjà dans une situation financière précaire. Le film démarre avec l'arrivée d'une jeune femme, Mickey. Peu avant de décéder d'une leucémie, Kenji Mizoguchi aura eu le... Lire la critique de La Rue de la honte

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Avatar Boubakar
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Boubakar ·

Rêves

En préambule à ce qui sera son ultime film, Kenji Mizoguchi nous fait entrer dans cet univers qu’il a si souvent abordé tout au long de son immense filmographie, en l’occurrence le monde de la prostitution féminine, sur une musique dissonante et cacophonique tragi-comique. Comme s’il imprimait d’emblée à son œuvre une sorte de désenchantement ironique. En cinéaste plus marqué par... Lire la critique de La Rue de la honte

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Avatar Philippe Quevillart
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Philippe Quevillart ·
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