Rumor est arma ignavorum et metuentium

Avis sur La Rumeur

Avatar Aռɢɛ LօʀƐʟɛɨ̈
Critique publiée par le

À ne pas lire. Merci.

Attention âmes sensibles, spolier est bien évidemment de mise.

«

  • Dis papa, pourquoi il y a-t-il tellement de drame dans les films cultes ? dis-je d’un ton perplexe.
  • Tu sais ma diablesse, je ne connais pas la réponse, mais je pense que le genre du « drame » est un peu le fourre-tout des films, quand un film ne peut être classifié dans un autre genre parce qu’il ne correspond en rien ou pas assez, ils mettent « drame ». répondit-il
  • Aussi le premier genre avec le plus de films oubliables devant les genres de l’« Épouvante » et de l’« Horreur ».
  • C’est normal, c’est aussi le genre le plus prolifique., continua-t-il en marquant une pause. Pour répondre à ta question, c’est un genre très apprécié pour sa faculté à raconter des histoires de la vie quotidienne auxquelles les gens peuvent s’identifier, vivre avec les personnages, se mettre à leur place, etc.
  • Mais quel intérêt, le monde n’est-il pas assez noir ainsi ou les gens regardent pour se dire qu’il y a pire ailleurs ? C’est comme la romance, ça n’a aucun but…
  • Parce que tu es une profane du cinéma des rêves et non du cinéma terre à terre, classique, me coupa-t-il, il chercha un DVD dans la bibliothèque et me donna le film intitulé « La Rumeur », regardez-le, je suis sûr que ce drame vous plaira, dit-il avec un sourire malicieux.

»

S’installant sur le canapé avec elle à mes côtés, lançant le film nommé « La Rumeur » de William Wyler, réfléchissant si le nom me disait quelque chose. Ah oui, « Ben Hur », très bon péplum.
Ma première réaction en regardant le film est de constater la présence de deux actrices que j’apprécie énormément : Audrey Hepburn (Karen Wright) et Shirley MacLaine (Martha Dobie), et la beauté éclatante de cette dernière.

Nous suivons donc ces deux jeunes femmes amies d’enfance responsables d’un pensionnat privé pour jeunes filles, on comprend vite que l’établissement à des problèmes financiers d’où la fête du début pour attirer de nouvelles pensionnaires aider de la tante Lily.
On fait très vite la rencontre avec une jeune fille, que dis-je une peste et il m’a fallu que dix minutes pour comprendre l’histoire du film.
Puis celle du potentiel fiancé et docteur de Karen, on sent tout de suite un froid entre eux deux, mais aussi beaucoup de sentiments et un autre avec Martha et sa solitude lorsque Karen est avec lui. Ce qui cause au retour une discute, pas très convaincante d’ailleurs, entre les deux jeunes femmes réveillant la peste puis une réconciliation se terminant par une bise, un plan sur la peste fouineuse, suivit d’une musique stridente, un plan rapproché et là on se doute que cette bise sera le déclenchement dramatique.

Le lendemain on se rend compte que la peste en plus qu’être fouineuse, malicieuse est menteuse et simulatrice,
La présence du docteur est bien néfaste pour Martha causant un autre conflit avec tante Lily sur son amitié « contre-nature » avec les filles depuis sa jeunesse, discussion houleuse espionnée par deux amies de la peste et puis avec le docteur. Enfin entre les trois jeunes filles essayant de comprendre.
On se rend compte que la peste est vraiment une fille horrible avec tout le monde…

Elle bailla et s’allongea sur le canapé, prenant ma cuisse gauche comme oreillers, elle me fixa, me fit un doux sourire que je lui rendis et elle continua à regarder le film.

La peste est récupérée par sa grand-mère, elles sont une conversation sur la « contre-nature », sa grand-mère reste perplexe. Mais elle sort de contexte des éléments et invente des choses qui convainquent sa grand-mère. « La Rumeur » est lancée.

Les pensionnaires sont récupérés un par un par leur parent, les jeunes femmes n’y comprennent rien jusqu’à ce qu’on le dise qu’elles sont accusées de « relations coupables ». La petite peste menace son amie de ne pas dire la vérité, de garder le secret et même de validé ses propos sinon elle la dénoncerait de vol d’un bracelet.

Seul le docteur reste inflexible et son aide plus les explications des jeunes femmes qui affirment le contraire, ne peuvent rien arranger.

Un retour sur un pensionnat vide, qui aurait pu être choisi pour lieu d’un film d’horreur, les deux jeunes femmes désemparées par cette rumeur infondée, dévastées errent dans ce pensionnat autrefois remplie de vies.

La voyant frissonné légèrement, je la recouvris d’une couverture, et mis mes doigts dans ses cheveux, jouant avec.

Elles décident de sortir pour se changer les idées, mais dehors il n’y a que mépris, dégoût, moquerie, etc., une voiture qui s’arrête, des hommes les regardant et l’envie de sortir disparait… se remémorant ses propres peurs, jouant nerveusement avec ses cheveux sans la gêner

Elles essayent de se réconforter en parlant du mariage avec le docteur, mais on se rend compte lorsque Martha réconforte Karen en lui tenant la main qu’elle a des sentiments bien plus forts que de l’amitié à son encontre.

Jouant de mes doigts sur son oreille, sa boucle d’oreille et sa joue pour nous faire légèrement sortir de cette atmosphère de plus en plus pesante.

La tante Lily de retour de sa tournée après sa discute avec sa nièce, elle n’était pas venue à la convocation pour disculper les deux jeunes femmes des honteuses accusations. Le docteur propose de se marier au plus vite et de partir tous les trois dans un autre pays, une autre discute survient et Karen doute de tout… lui obligeant à poser la question fatidique, elle répond que non. Scène bouleversante, mais un peu trop longue. Elle le supplie de partir pour laisser le temps de faire disparaitre le doute (étrange tactique).

Retour avec l’amie de la peste, que sa mère découvre étant une voleuse, elle est obligée de tout raconter à la grand-mère de la peste, et tout le monde se rend compte qu’elle n’a fait que de mentir, blessant à jamais sa grand-mère.
La vérité révélera-t-elle enfin toute l’affaire ?

Elle prit ma main dans la sienne et la blottie contre son épaule comme un nounours.

Karen apprend à Martha qu’avec le docteur, tout est fini. Puis vient enfin la déclaration de Martha à Karen, qu’elle l’aime vraiment comme les accusations l’ont prétendue, tragiques et lourdes déclarations.

Arrive la grand-mère de la peste qui essaye de tout réparer, mais en vain, rejetée par Karen. Le mal était fait, nul ne pourrait le réparer, à moins que…

…Martha fatiguée et coupable de ses sentiments « contre-nature » feinte une fatigue, Karen part réfléchir dans le jardin, la tante Lily cherche sa nièce, Karen revient vers le pensionnat, plus elle s’approche, plus elle panique. La porte fermée à clé de Martha, Karen tentant de l’enfoncer, la peur monte, et la corde délivre de toute rumeur et de vérité « contre-nature ».

Marchant incrédule devant toutes les personnes ayant causée cette mort, apaisée…

Waouh, abasourdie par cette fin tragique, brutale, je m’attendais à quelque chose de triste, mais pas à ça… sentant les larmes montaient, je la regardais, une larme coulée sur son nez, la prise de mes doigts, restant inerte quelques secondes se souvenant de toutes les mésaventures et rumeurs subies. Me penchant vers elle, me reprenant, lui fit une bise sur la joue en pensant « au moins je n’aurais pas été seule ».

Au pays de mes Horreurs, la rumeur est la peste. Au pays de mes Merveilles, l’homosexualité est Homme.

Je tiens à féliciter le courage tant de l’équipe de réalisation que pour les deux actrices, d’une telle œuvre à une époque où l’homosexualité était taboue, mais l’est malheureusement pour beaucoup encore aujourd’hui, même si on en parle et l’exprime plus facilement.

Après le visionnage, ma vision des drames a légèrement changé, même si je respecte la qualité technique, de réalisation et d’écriture de beaucoup de drames comme « Ève », « La Fille de Ryan », « Le Boulevard du Crépuscule », « Les Enfants du Paradis », « Fanny et Alexandre », etc., je ne suis jamais rentrée dans ces films.

À moi d’en lancer une. J’entends souvent les gens me dire qu’ils aiment les films cultes, et quand je leur demande pourquoi ? Ils me répondent : « Parce qu’ils sont cultes. » d’un ton hautin. Quelle réponse minable… Alors, les gens aiment-ils les films cultes pour ce qu’ils sont dans l’ensemble ou ne les aiment-ils que pour être comme tout le monde…

Mais tous mes mots ne sont que vents, que poussières de l’infinité devant mon incompréhension à de telle chose et la souffrance que cela cause. Espérant que vous ne connaîtrez jamais la douleur que certaines rumeurs peuvent engendrer.
À l’hommage de toutes les victimes de rumeurs injustifiées et injustifiables qui sont destructrices psychologiquement :(. Hommage également à toutes les victimes d’homophobies, soyez fortes !

(je ne prétends pas être une personne bien, mais je ne parle jamais sans connaissance de causes et avec le plus de sincérité qu’il m'est possible)

Ébauche écrite en mars 2017, rééditée en novembre 2017.

Au plaisir de vos lectures et ça ce n’est pas une rumeur ! :). L’Étrangère d’à côté vous salue bien, « elle » ♣.
(le mystère est souveraine de l’ambiguïté)

Désolée pour la médiocrité de la critique. (un bug de SensCritique, il n'y a rien de mieux pour dissimiler une critique sans intérêt ;) )

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