Le feu, ça brûle. Et l'eau...ça mouille !

Avis sur La Tour infernale

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Bien que sorti après L'aventure du Poséidon, ce film est le fleuron du genre catastrophe, et dont le canevas sera repris plus d'une fois dans les années 70, puis par Roland Emmerich avec des films comme Independance day.

Quelque part, ce film réussit plusieurs exploits techniques ; il est tiré de deux romans distincts, deux studios s'allient pour le produire (budget faramineux à la clé), deux réalisateurs (l'un pour les scènes calmes, l'autre pour les moments de catastrophe), et une pléiade de stars jouant aussi bien les petits que les grands rôles.

Il faut dire qu'au niveau de la mise en scène, c'est assez inégal ; mollassonne quand ça parle, mais ça devient très spectaculaire quand les incidents s'en mêlent.
Irwin Allen, grand manitou du genre, a su créer un nombre impressionnant de décors et de maquettes pour donner l'illusion d'une tour en feu. D'ailleurs, il est à noter que ce sont souvent les acteurs qui font leurs cascades et subissent la pyrotechnie, à l'instar de Paul Newman et Steve McQueen, dont on peut regretter le manque de scènes en commun.

On voit aussi William Holden, Richard Chamberlain, Faye Dunaway, Robert Wagner, O.J. Simpson et la vieille garde incarnée par le touchant Fred Astaire et Jennifer Jones. La très longue durée du film fait que l'on connait ces personnages au fur et à mesure et que, comme tout film catastrophe, le danger révèle l'âme de chacun.

N'oublions pas la superbe musique de John Williams, et le pari souvent payant de faire de longs plans de destruction sans aucun dialogue.
Au regard de l'évolution des films catastrophes, celui-ci a peut-être un peu vieilli, du fait de sa mise en scène et des dialogues souvent affligeants. Je lui préfère même son prédécesseur, L'aventure du Poséidon, pour son cadre plus original. Après coup, le coup de la tour infernale aura été utilisée avec talent avec Die Hard et La tour Montparnasse infernale. Peut-être pas pour ce dernier ?

Mais c'est un film matriciel, qui annonce la série des Airport, ou des films de tremblements de terre. Soulignons aussi la qualité des effets spéciaux (maquettes, en particulier) qui restent impressionnant, près de 40 ans après.

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