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La Vengeance du serpent à plumes

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Après De Funès, Bourvil, Montand, Belmondo, Gérard Oury décide de collaborer en 1984 avec Coluche pour La vengeance du serpent à plumes. On pouvait en attendre beaucoup et le résultat est moyen.

Bien sûr, la distribution est alléchante. Outre Coluche teint en blond pour l'occasion, on note les participations de Maruschka Detmers qui faisait ses débuts, Luis Rego, Farid Chopel, Philippe Khorsand, Jackie Sardou, Clémentine Célarié. La bande-originale est signée Michel Polnareff qui s'était déjà occupé de celle de La folie des grandeurs.

La première demi-heure tient la route. On fait connaissance avec Loulou Dupin tire-fesse qui hérite, de sa grand-mère, d'un appartement en plein Paris. Appartement déjà occupé par un groupe terroriste anarchiste où y figure la charmante Laura dont Loulou va s'éprendre.

Là où ça commence à coincer, c'est lorsqu'il se mettra à la suivre au Mexique en compagnie de son ami Alvaro et de son singe. C'est long, très long même, mou et pas vraiment drôle. On apprécie les références à La grande Vadrouille ou à La Piscine avec Alain Delon mais la scène où le fils du banquier tombe dans la gaine du vide-ordure fait penser aux Aventures de Rabbi Jacob quand De Funès tombe dans la cuve à chewing-gum.

D'une manière générale, quelque chose s'est cassé dans le cinéma de Gérard Oury à partir du moment où il n'a plus pu tourner avec De Funès. Ses films ont été moins bons et n'ont plus obtenu le même succès.

Alors La vengeance du serpent à plumes reste une comédie d'aventures qui se laisse regarder grâce à un Coluche égal à lui-même qui nous fait regretter quel acteur il aurait pu être s'il avait vécu et à la beauté de Maruschka Detmers. Mais j’espérais mieux de la rencontre Coluche/Oury.

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