Éphémérité

Avis sur La niña santa

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Un congrès médical, un hôtel, des gens rassemblés là on ne sait trop pourquoi : le film de Martel respire l'éphémérité. Pour tous ces adultes et adolescents que l'on croise informellement, les événements décrits deviendront en grande partie anonymes, rejoignant un grand tout mémoriel dont nous assistons à la simple construction.

La traversée de ce magma de souvenirs est aussi plaisant que celui d'une période agréable de notre vie, voire davantage : on a l'impression de capturer quelques bouffées d'une autre époque que la nostalgie n'a pas encore fait jaunir. Religion, amour, éducation... Les passions se suivent et ne se ressemblent pas dans une Argentine en pleine modernisation qui découvre de nouvelles mœurs, ainsi qu'un peu de science. Et le thérémine.

Le film pose facilement la question de ce qu'on peut bien être en train de regarder (difficile de se rappeler de son histoire avec netteté), mais la douceur avec laquelle il redécouvre l'adolescence d'un pays en même temps que de ses personnages ne peut pas laisser indifférent.

Quantième Art

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