Un film de zombie presque poétique

Avis sur La nuit a dévoré le monde

Avatar Irina Schwab
Critique publiée par le

Globalement dès qu'on commence à aller dans le fantastique, la SF, l'horreur et autres genres qui sortent du "quotidien" la France est généralement à la ramasse. Oui il y a des très bons films français dans le genre ... mais ils sont bien rare.

Je rêvais depuis longtemps de voir un film de zombie en France, c'est chose faite, ou presque. (Oui car bon à la base dans mon rêve le film de zombie en question il se basait à la défense avec des nuées de zombies qui s'abattaient sur les gens avec un angle caméra depuis une tour, des gens qui se suicident bloqués dans les dites tours en tentant de casser les vitres pour sauter, les gens bloqués dans les 4 temps qui tente une survie à la Romero, ceux qui sont perdus dans les dédales sousterrain de la défense et tentent une échappée, des zombies en costards un peu en mode automatique qui tente de badger / hantent les alentours des 4 temps / sont bloqués à la photocopieuse. Bref ça se serait appelé Espace la Défense ou un truc du genre mais là c'est juste moi qui me tape un très gros délire).

Bref, un film de zombie oui mais pas n'importe lequel non plus. On est en France après tout. Donc faisons un film de zombie qui confine au film d'auteur. Ici point d'action à tout rompre, de grosses tensions, ou de gore (je ne dis pas qu'il n'y en a pas, mais ce n'est pas le sujet du film clairement), mais au contraire une grosse réflexion sur la survie d'un être humain hors civilisation.

Comment se nourrir ? Comment boire quand l'eau est coupée ? Assurer sa sécurité ? Et surtout, comment gérer la solitude ?
Entre espoir et désespoir le film jongle intelligent et nous dresse un portrait à la fois tendre et cru du personnage principal.

Si vous aimez les films de zombie à message, foncez.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 264 fois
1 apprécie

Irina Schwab a ajouté ce film à 2 listes La nuit a dévoré le monde

Autres actions de Irina Schwab La nuit a dévoré le monde