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Le Bounty par Eowyn Cwper

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Je disais du film Gandhi, premier rôle officiel au grand écran de Daniel Day-Lewis, que le film bénéficiait du début de cette période plus studieuse en matière historique, & de la vague d’une technique mise à profit pour la dépeindre avec un début de l’immersivité moderne (cela dit sans jeu de mots, ou il y aurait un flottement dans ma chronique). C’est exactement ce qu’il se produit avec The Bounty, qui ne garde de saveur seventies que la musique d’un Vangelis tout juste sorti de Blade Runner. Par contre, Donaldson ne savait pas comment rendre le tout plaisant.

Un peu télévisuel dans les trucages & maladroit dans sa volonté de relater la “vraie” mutinerie, The Bounty adopte un point de vue vulgarisateur insipide révisionnisant craintivement des détails qui n’avancent le scénario à rien. En fait, je rejoins Mel Gibson qui considère que le film n’est pas allé assez loin, quoique lui ne prône pas du tout sa qualité de film historique.

On ne peut vraiment reprocher à ce dernier qu’un rythme journal-de-bordesque qui saute beaucoup d’étapes avant les moments les plus croustillants – ce qui est en effet normal, pourtant l’œuvre change de rythme une fois qu’elle a exorcisé son impatience d’aborder Tahiti : une fois que Gibson & Hopkins sont séparés pour tenir chacun lieu de personnages principaux, on a droit à quelques appesantissements agréables qui font enfin du voyage une véritable aventure, plus piratesque que gulliveresque, avec des autochtones qui ont la classe, Hopkins en magnifique capitaine & une notion particulièrement forte du mythe de l’île paradisiaque. L’effet arrive juste un peu tard pour ce film marin qui aura souvent trahi son manque d’ambition.

Quantième Art

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