Ho capitaine, mon capitaine !

Avis sur Le Cercle des poètes disparus

Avatar Yorick26
Critique publiée par le (modifiée le )

Allez ! Oui, je mets 10 ! Et puis je note le film, mais je note aussi le Guide TV de SensCritique qui m'a permis de voir ce film sur Direct8. A la lecture de la description un peu brouillonne du résumé, je décidais de me caler dans mon lit devant ma télé qui ne reçoit que la TNT. Pourquoi ne pas se faire plaisir ? Il semblerait que le film lui-même m'incite à me prélasser sous la couette en répétant "Carpe Diem".

Tout d'abord, j'aimerai vous avouer que j'ai pleuré. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pleurer devant un film (je crois que la dernière fois c'était pour la mort de Dobby... et seul Rox et Rouky arrive à me faire pleurer à chaque fois (ce pourquoi je ne le regarde plus)). Je ne pense que j'ai réellement des excuses. Et à la vue de certaines listes de SC contenant ce film, il semblerait que je ne sois pas le seul. Certes je suis fatigué, le film finissait après-minuit (malgré ma tentative de garder une hygiène de vie convenable pour rattraper mon sommeil, je n'ai pas pu m'empêcher de le regarder jusqu'à la fin). Mais je crois tout simplement que c'est parce que le film est bien fait. Je me suis attaché au personnage dès le départ (j'ai cherché l'acteur dès les premières scènes) et je me suis laissé imprégner par les sentiments de cet individu.

Le monde des écoles strictes ne m'est pas inconnu. Après trois ans en école préparatoire, je continue pour 5 ans d'école qui se veulent plus strictes que les vacances post-prépa que je m'étais imaginées. Alors les petites scènes d'entre-aide pour la trigonométrie (sauf que ce n'était pas de la trigonométrie, mais de la résolution de matrice ou des trucs dans le genre), les couvre-feux (oui, parce qu'en plus j'ai rajouté l'option internat), tout ça, ça me rappelle le monde que j'ai connu et que je continue de connaître.
Je pourrais continuer à déballer ma vie pour montrer l'écho qui résonnait en moins au visionnage du Cercle des Poètes Disparus.

Je remarque que j'ai souvent utilisé la forme passive dans cette critique. Je pense que cela peut s'expliquer par le fait que je me suis laissé faire. Tu regardes le film, tu n'as pas à intervenir. C'est le film qui te donne, tu n'as pas à aller chercher la splendeur de tel cadrage ou de telle musique (j'avoue que je n'ai pas spécialement fait attention à la bande son). La force du film est le scénario qui te prend d'un bout à l'autre. Tu te laisses guider. Tu ne te demandes même pas ce qu'il va se passer par la suite, tu sais que de toute façon tu auras des réponses par la suite, alors ce n'est pas la peine de se poser la question.
Ce scénario, du professeur anticonformiste qui souhaite apprendre à ses élèves à réfléchir, à se connaître et à être libre, est vraiment quelque chose d'imaginaire. Il y a bien de ces écoles expérimentales qui laissent de la liberté aux élèves, mais elles sont si peu nombreuses. On devrait d'abord nous apprendre à savoir ce qu'on veut avant de nous apprendre quelque chose. Et ce message, les enfants (enfin les quelques personnes qui pourraient lire ma critique), mériterait d'être envoyer à toutes les écoles françaises. Beaucoup de personnes souffrent de cette éducation qui souhaitent mettre des élèves dans un moule requis par les autorités supérieures. Qui a dit que je devais faire absolument de l'Anglais ? L'Allemand et l'Italien me semble deux langues tout aussi intéressantes ... Qui a décidé que je devais faire absolument des Sciences Economiques et Sociales ?
J'ai eu la chance de savoir le métier que je voulais faire plus tard dès ma plus tendre enfance. Si on apprenait à ces élèves ce qu'ils souhaitent vraiment, dès le collège, alors il y aurait moins de gâchis. De fils à papa (ou à maman) qui s'engage dans une voie qui a été décidée à leur place. J'aurais aimé avoir un professeur comme M. Keating pour en apprendre plus sur moi (et sur la poésie qui est assez obscure pour moi). Et d'autres auraient sûrement profité de cet enseignement.

Je vais conclure de manière tout à fait originale : sur la fin. En effet, la fin m'a laissé songeur (combien de fois ai-je utilisé le verbe "laisser" ?). Ce n'est pas un happy ending comme j'en ai l'habitude et je me suis fait la réflexion que j'avais vécu dans un monde avec des films de bisounours. Cette bad ending, qui laisse cependant quelques lueurs d'espoir, m'a fait du bien et j'ai l'impression de l'avoir appréciée à sa juste valeur. Après avoir regardé ce film, j'avais l'impression d'avoir découvert une merveille que j'aurais trouvé par hasard dans un vieux grenier. Un de ces trésors d'antan que les âges n'ont fait que bonifier. A l'époque, ce devait être un bon film. Aujourd'hui, c'est - pour moi, je ne m'aventurerai pas à prétendre que les autres membres de SensCritique sont d'accord avec moi - un encore meilleur film.

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