Diavolo in corpo

Avis sur Le Diable au corps

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Romance sulfureuse entre un jeune bourge en polo Lacoste et une Maruschka Detmers toujours pas remise de sa participation au Faucon de Paul Boujenah. Le souffre ne vient pas tant de la nudité affichée (on en a vu d'autres) mais d'une scène qui fit couler beaucoup d'entre (et pas que). La séquence est inutile, ne vise qu'à pousser de l'épaule l'Ultimo tango a Parigi de Bernardo Bertolucci et cache un film plus riche qu'il n'y parait. Si Marco Bellocchio reste le même, distant, un peu lourd dans la caractérisation de ses personnages (le fou est un psy qui s'ignore, le psy un fou qui... ), Diavolo in corpo est surtout le portrait touchant d'une actrice qui porte à elle seule l'émotion du film. Rien sur les cotés, seule Detmers compte et tandis que le réalisateur se prend le choux en public, l'actrice donne une grâce, une sensibilité à pas mal de ses scènes. Une visite chez le père de son amant, une soirée dans une boite de nuit ou évidemment le déchirant plan final et c'est un film clinique qui prend de la chair voir un peu d'humanité. Ça ne fait pas de Diavolo in corpo une réussite incontestable (certaines longueurs se font sentir) mais une œuvre attachante car confisquée par une interprète principale qui, à cause de la fameuse scène, ne fera rien d'autre par la suite que de l'alimentaire. Car oui, Maruschka Detmers fait bien une fellation en gros plan.

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