on est pris par une sorte de douce nostalgie

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Etrange impression archéologique devant ce film de Jacques Deray, avec son Bébel kistch et vieillissant cuvée 1983. On commence à regarder et on n’est pas déçu. Belmondo en pattes d’eph, cinquante ans et son début de bide, qui se croit encore jeune et joue les commissaires badass et macho de Marseille à Paname, ça le fait. Grave.

Mais petit à petit on est pris par une sorte de douce nostalgie. Quelques scènes sont bien. Une bonne bagarre, une bonne poursuite. Les fameuses cascades-faites-par-Belmondo-lui-même… et quelques acteurs cultes de notre génération : Claude Brosset. Pierre Vernier. Michel Robin. Tapez ces noms dans Google, et vous verrez. Et Tchéky Karyo, tout jeune, qui débute…

Subsiste alors une étrange impression, celle d’un voyage dans le temps, celui des squats punks de l’Ilot Châlon, celui du Pigalle des eighties. Celui de la Place de Clichy, de la Défense. Certes, nous n’étions pas du bon côté de la barrière, et nous détestions voir Belmondo venir se pavaner chez Drucker au bras de la sublime Carlos Sotto Mayor. Mais qu’on le veuille ou non, nous sommes de cette période-là…

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