Portrait d'une petite frappe.

Avis sur Le Petit Voleur

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Un jeune homme quitte son emploi de boulanger, car il veut vivre comme un dur, et gagner beaucoup d'argent. Il va donc vivre sur Marseille et intégrer le (petit) banditisme.

Le petit voleur a comme particularité d'être d'abord diffusé sur Arte en 2000 avant de sortir en salles, auréolé du prestige d'Erick Zonca, le réalisateur de La vie rêvée des anges. C'est aussi et surtout la révélation de Nicolas Duvauchelle, recruté dans un club de kickboxing, sport qu'il pratique aussi dans le film, et qui compense son peu de dialogues par une forte présence. D'ailleurs, son personnage est au fond énigmatique, nommé tout simplement Esse, et qui veut juste vivre une existence de voyou.
D'où le retour sur terre qui va être brutal.
Bien que le sujet soit au fond assez sérieux, il y a parfois des petits moments où on sourit, mais ça reste au fond des petits bandits marseillais, qui vivent au jour le jour de vols à l'arraché, de petits larcins, jusqu'à être proxénètes, mais on voit bien que le personnage de Duvauchelle n'est pas à l'aise dans ce monde, séquences dures à prévoir.

Difficile d'en dire plus, d'autant que c'est très court, à peine 1 heure, mais Le petit voleur met aussi en avant la rareté d'Erick Zonca dans le cinéma français (il a réalisé 4 films en vingt ans, et travaille surtout dans la publicité ou la télévision), avec une sécheresse et une rapidité qui font plaisir à voir.

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