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Le Voleur par Goguengris

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'Le vol c'est un métier, pas une facétie'
Un job déroulé avec classe et sans une certaine mélancolie, que ces voleurs déploient dans ce film de Louis Malle (1967), comme un ballet décadent, où les riches tiennent toute la rampe, parce q' il n'y a qu'eux à spolier... C'est de l'ordre du salut publique...
Jamais un écart, pas une velléité d'assassinat, non 'ce serait grossier, sale, anachronique que d'aller percer le ventre du bourgeois'.
Y'a rarement des gants, les empreintes sont assumées, y'a du costumes sur mesure, avec souvent l'idée d'une belle à séduire, 'la femme, qui est annoncée comme la perte du voleur'.
Elles sont en effet magnifiques les gisquettes dans ce film d'esthète (Bernadette Lafond, Geneviève Bujold, Marlène Jobert, Françoise Fabian...)
Belmondo en voyou gentleman (George Randal) est, faut bien l'avouer, totalement exceptionnel, le menton haut, l'âme libertaire, son bras tatoué de ce 'ballon des captifs', mais le regard triste, oscillant entre ce goût pour la subversion et la revanche, mais aussi la solitude la plus radicale.
Le cinéaste distille alors, c'est ce qui fait sa modernité, cet univers du 'tout faire péter' - non pas des 'coups d'épingle' assénés à une classe qui n'a qu'une idée en tête, c'est de s'en foutre plein les poches.
De lourdes poches, chargées de 'cette odeur lourde et acide de l'or qui coupe comme l'herbe'.

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