Efficace, terriblement efficace.

Avis sur Le jour où la terre prit feu

Avatar Quentin Dit-LeDuc
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Découvert par le plus grand des hasards grâce à un site de téléchargement bien connu, ce petit film anglais de Val Guest est clairement une bien belle découverte.

Dans le contexte de la guerre froide, ce film catastrophe nous offre un scénario sympathique ponctué de bonnes idées originales et d’une ambiance très appréciable.

L’esthétique est réussie, et mieux que ça, elle n’est pas du tout à l’image d’une série B. C’est soigné, c’est propre, c’est travaillé.
Les décors et le travail sonore nous plongent dans un Londres en perdition face à une catastrophe naturelle. On se prend d’amitié pour les personnages principaux et secondaires, et on tombe sous le charme de la sublime et trop peu connue Janet Munro.

Ce qui change des autres films de ce genre, c’est qu’on ne suit pas un groupe de survivants à la recherche de solutions et prêts à se sacrifier pour sauver le monde. Nous sommes ici du côté de journalistes qui, à travers leur travail, voient évoluer cette catastrophe petit à petit et prennent conscience avant tout le monde de l’ampleur et de la gravité de la chose. Les personnages, résignés, attendent que quelqu’un fasse quelque chose et ne jouent pas les héros. Puis, toutes les quinze minutes, chacun d’eux perd un vêtement ou deux vu la température. Ce n’est pas pour nous déplaire quand on regarde du côté de la splendide Janet Munro. Notons aussi que les autres acteurs sont tout à fait corrects, voir bons, et qu’on a même un Michael Caine totalement furtif qui apparait un peu moins de 5 secondes.

Tristement, c’est aussi un beau reflet de ce vers quoi notre société s’oriente, c’est-à-dire un dérèglement climatique dangereux et sans solution miracle. Comme quoi, il y a 50 ans, on avait déjà cette inquiétude. Ce qui est débile, c’est que de nos jours, on est en plein dedans, et tout le monde s’en tape.

Je le recommande sans l’ombre d’un doute, qu’on aime ou pas ce genre de film. Il ne faut pas s’attendre à des effets spéciaux de folie, bien au contraire. Et c’est justement cette mise en scène n’allant pas dans le bourrin qui fait de ce long-métrage une petite pépite du cinéma anglais des années 60. Val Guest a bien compris qu’avec un budget relativement faible, il ne fallait pas s’aventurer dans des grandes épopées épique. Alors, à sa juste mesure, il a fait du concret, du subtil et de l’intelligent. Un régal !

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