Tchao Miya

Avis sur Le vent se lève

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Le vent se lève ! Pour tout le monde il s'agit du film ultime de ce grand nom de l'animation japonaise qu'est Hayao Miyazaki. Il est rare de voir une personne réellement détester ce réalisateur, à tel point qu'on ne l'a jamais accusé d'avoir conservé son identité visuelle de film en film (chose qu'on accuse Disney animation, par exemple). Jusqu'à présent je n'ai critiqué que 3 films du maître : Princesse Mononoke qui est un chef d'Oeuvre , le Voyage de Chihiro qui est le Miyazaki que j'aime le moins parmi ceux que j'ai vu et le Château Ambulant qui est mon préféré. Cela dit, le Vent se lève vient de détrôner le Voyage de Chihiro comme étant le Miyazaki que j'aime le moins. Dommage. Cela dit, il reste un excellent film.

Un film plus réaliste au rythme et à l'animation plus lents

Quel est mon problème avec ce film ? Et bien ce n'est pas de sa faute. Je vais dire une chose que je ne dis pas dans mes critiques : C'est une question de gout. Bref, je n'aime pas ce film autant que les autres de manière subjective. En effet, je trouve le film possède un rythme lent et une animation qui n'est pas aussi fantaisiste et folle que les précédentes productions. Cela dit, c'est volontaire. Le thème du film étant le vent, il est clair que le réalisateur a adapté le film suivant sa vision. Ce qui explique le rythme lent du film, presque trop calme voir soporifique. Cela dit, cela ne gâche pas le coté
magnifique de l'animé. On voit aussi le coté onirique de certaines scènes se mettre en place (surtout à la fin) tout a fait naturellement. Cela est très beau vu que l'histoire se place durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce film est presque un versant différent du Tombeau des Lucioles, qui était moins lumineux. Cela dit, le film possède quand même beaucoup de scènes touchantes qui peuvent prendre aux larmes comme à la fin du film. Bref, malgré le rythme lent, on sent la patte du maître dans ce film et cela est classe. Et là on va s'attarder sur les personnages qui sont bien traités pour la plupart.

Unis par le vent...

On a d'abord le personnage de Jirō Horikoshi joué par ....non ! Hideaki Anno ? Le créateur d'Evangelion ? Wow ! ma réaction : ici (et en anglais c'est Joseph Gordon Levitt qui s'y colle). C'est le héro rêveur classique par excellence. Jeune ingénieur voulant travailler dans l'aviation, il est extrêmement doué mais est contraint de concevoir des avions de chasse. Il est parfaitement conscient de cet état de fait mais ne désespère pas. Malgré le fait qu'il ne s'agit pas vraiment d'un personnage le plus intéressant que j'ai vu, il est sans contexte le plus touchant. C'est un personnage à la Captain America des débuts (ou la Kick Ass, Peter Parker, Harry, mettez le personnage positif ou naïf que vous voulez) et qui forme un très beau couple avec Nahoko (on va y revenir sur leur couple). Détail, il est inspiré du vrai Jirō Horikoshi , qui a inventé le chasseur Mitsubishi A6M.

Nahoko Satomi (Miori Takimoto / Emily Blunt) est l'amour de Jirō et ... c'est un personnage qui aurait mérité plus de place (et pas parce qu'elle est sur l'affiche). Mais en un sens, il s'agit d'une jeune fille qui sert de béquille à Jirō et qui lui permet de garder espoir. On peut se demander comment le couple peut tomber amoureux ou fonctionner, mais le film joue sur la figure du vent qui les lie par le destin. On voit qu'ils ne pourront vivre vraiment pleinement leur couple de part la maladie de Nahoko qui lui empêche d'avoir une vie normale, mais leur union solide semble être leur chose qui les rendent heureux.

Les autres personnages sont assez secondaires et font office de soutient ou de personnes d'entourages proches. Il n'y a pas de réels antagonistes (ce qui n'est pas un mal) mais de personnages qui les aident à prendre des décisions importantes ou les faire avancer. Le personnage de Kurokawa (Masahiko Nishimura / Martin Short ) est un parfait exemple. Il a un visage d'un antagoniste mais il est plus Mcgonagall au masculin. L'autre personnage important n'est autre que Castorp joué par Steve Alpert et .... Werner Herzog ? en Anglais ? Wow (sérieux cela fait 2 réalisateurs mythiques dans un même film !). Il s'agit un peu du mentor de Jirō qui est quand même un peu mystérieux mais donne au héro l'impulsion de ses rêves. Et cela ressemble beaucoup à la figure paternelle typique de ce genre d'histoire.

... unis par le destin

L'histoire s'étend sur plusieurs années mais est facile à suivre. On pourrait lui reprocher un manque réel d'enjeu mais cela est compensé sur le faite que l'important dans l'histoire reste les personnages, leur désir et leur rêve. Désir d'être ensemble pour Jirō et Nahoko, rêve de créer le plus bel avion qui soit pour Jirō. La symbolique du vent qui semble être celui du destin est bien géré et donne à l'histoire un ton magnifique. Cela dit, le rythme imposé par la réalisation fait que l'histoire est aussi fatalement lente et peu ennuyée les non avertie. Cependant, elle est tout de même bien racontée , est poétique et c'est le principal. Bref, une histoire réaliste où on voit les personnages grandir et mûrir avec comme cadre la Seconde Guerre Mondiale. Mon grand regret est encore une fois le personnage de Nahoko qui aurait du être plus présent dans l'intrigue. Là ou dans Princesse Mononoke, le peu de présence de cette dernière n'est pas un réel problème car le film jouait sur sa légende au, ici le manque de présence se fait vraiment sentir. Et c'est dommage

Le départ du roi

Ce film est certes celui que j'ai le moins aimé de Miyazaki, mais reste quand même un excellent film d'animation, beau, poétique et touchant. Le roi parti, le Studio Ghibli suivra un peu un an après pour une reconstruction et 2 films (Les Souvenirs de Marni et le récent la Tortue Rouge). Un petit bouquet final du Roi Miya mais un bon bouquet quand même.

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