Attention, cette critique est longue ! En même temps vu la durée du film...

Avis sur Les 8 Salopards

Avatar Amandine Crèvecoeur
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« Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie… »

Le 8ème de Tarantino, plus sanglant que jamais. Il n’a pas négligé l’hémoglobine dans celui-ci. Malgré le peu d’action nous restons captivés presque les 3 heures durant. Malheureusement, certaines scènes ne sont pas si captivantes mais elles sont nécessaires pour tout comprendre. Le scénario est, comment dire, diabolique ? Il est divinement tourné pour qu’on ne comprenne pas trop ce qu’il se passe et qu’on reste dans l’intrigue jusque la fin !
Les acteurs jouent véritablement bien, aucun signe qui donne l’impression qu’on regarde des scènes tournées devant une caméra. On ressent la rage, la peur… Exquis !
Jamais le déroulement de cette histoire ne se laisse deviner ! Les mises en scènes sont magnifique, on ne voit pas que c’est joué et on ne ressent pas que ce sont des acteurs en train de débiter leur texte.
Récit par chapitre mais quelle audace ! Une brillante idée qui coupe le film en 6 chapitres, ce qui donne plus d’intrigue avec les titres de ceux-ci et donne une illusion parfaite d’un roman raconté. Une façon « nouvelle » de voir un film ou un chef-d’œuvre c’est comme vous préférez.
C’était vraiment bien mais heureusement qu’il est interdit au moins de 12 ans !!
Dommage par contre pour un petit passage à la fin, l’un des huit salopards parle au ralenti une fois et dans le contexte ok, passe encore mais par après ça se répète deux ou trois fois ; ça alourdi la scène et ça a fait perdre le sens de l’effet du ralenti.
Si vous n’aimez pas le genre Tarantino ne pensez même pas à aller le voir car son style ne change pas et ne changera jamais ! Un bon western sans quasi aucun dogme mais un culot rien qu’à lui. Si vous êtes allergique au dialogue aussi… N’allez pas le voir vous vous endormirez surement car l’action se trouve dans l’intrigue déliée par la puissance de ces dialogues ou de ces monologues. Cependant un peu plus d’action n’aurait pas été de mauvais augure même si il aurait été difficile d’insérer une quelconque action autre que le déchainement qui s’en est suivi pour avoir une fin pareil. D’ailleurs, la fin n’est pas à changer pour rien au monde !

Pour reparler des acteurs : Chapeau bas pour eux ! Ce n’est pas évident de jouer et de travailler avec un AS comme Tarantino. Rien de plus n’est à dire sur eux car aucun faux pas n’a été commis en tout cas ou n’est visible ! La fille tenue captive tient le rôle le plus chouette. Une fille parmi 7 hommes dont quelques un qui veulent la tuer. Elle essaye de rester en vie mais elle sait tout ce qui se trame derrière, elle est au courant du traquenard. Jouer une dégantée pareille sans montrer aucun signe de bon sens est dure et l’actrice : Jennifer Jason Leigh, n’a jamais joué un rôle si fort et si difficile !
Tim Roth qui est connu surtout pour son rôle principal dans la série : « Lie To me » joue ici un rôle différent même si certaines petites manies sont restées encrée en lui. Il garde un rôle distingué, une manie de tenir la tête sur le côté et de fermé un peu les yeux comme si il essayait de lire dans les pensées des gens. Ça colle bien au personnage qui lui était attribué.
Kurt Russel avec son coup de bœuf et sa tête qui se marie parfaitement bien avec un chapeau de cowboy est digne de son rôle et on mettrait mal quelqu’un d’autre dans ce rôle avec une tenue aussi collante au rôle et à l’époque !
Channing Tatum qui retire son costume de stripteaseur pour enfiler un brave gangster du western, sceptique sur ce rôle mais malgré tout bien joué même si il apparait peu de temps.
Michael Madsen moins connu que ces prédécesseurs mais talentueux tout de même malgré son petit rôle. Il a peu de dialogue et de moment long capté sur lui.
Demian Bichir, méconnaissable avec son déguisement de mexicain mais joue tout de même comme d’habitude : bien !
Walton Goggins ayant un rôle un peu plus fougasse et enfantin. Celui qui crie et protège sa patrie comme si il ne se rendait pas compte des pourritures qui l’entoure. On y croit à ses discours et à son amour pour sa patrie et sa haine envers les noirs !
Le meilleur pour la fin : Samuel L. Jackson. Alors lui, l’acteur au multiple facette ! Regardez-le dans «Kingsman » et puis dans « les huit salopards » et vous ne verrez aucune différence, un jeu d’acteur parfait et qui prouve sa manière si facile de s’adapter à n’importe quel rôle ! On peut lui donner différents styles, ça ne changera rien, il sera toujours aussi professionnel.

C’est donc une panoplie d’acteur fantastique qui rende ce film fantastique !

On aime :
- Coupé en Chapitre

On aime moins :
- trop long dialogue

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